Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'AHYDOS \7\

d'abord en avant des pattes de l'oiseau, ensuite sur le devant du socle
et de chaque côté. Les voici dans cet ordre :

1° En avant des pattes et sur le socle. 1 l :=L f ^ ^ ^

Q f|, c'est-à-dire : le Dieu bon. le maître des deux terres, Ràaâkhoprou,
aimé de Horus. Le roi qui est ainsi désigné par son prénom est Améno-
his II de la XVIIIedynastie.
2° Sur la partie inférieure du socle et en avant sont les deux lignes

suivantes^ l—^^Hl^^lZi î & f} \

^ I "î* ^\ > e'est-à-dire : offrande divine de l'épervier faite par le prê-
tre bon d'Osiris. Ahmesou, le féal qui a renouvelé la vie.

Cette inscription nous donne le nom de celui qui le premier a fait
l'offrande de l'épervier, et peut-être de celui qui est l'auteur de celte
œuvre d'art : il se nommait Ahmesou, c'est-à-dire Ahmès comme on écri-
vait d'ordinaire autrefois. Cet Ahmès était un bon prêtre d'Osiris. Les

'"ols l^Ij sont d une explication difficile : le seul sens que je

puisse y voir est le suivant : jusqu'à dans le ventre, c'est-à-dire depuis
qu'il était dans le ventre, c'est-à-dire encore : dès avant sa naissance il
avait été destiné à faire un bon prêtre d'Osiris : c'est l'équivalent de la
parole de Jérémie : Ex utero matris tuas vocavile. Les deux expressions
qui terminent cette petite inscription méritent l'attention : le person-
nage qui a fait cette dédicace est mort ou est censé mort; au lieu de
l'expression ordinaire de mahherou ou juste de voir, il v a ici oualicm
onekh, renouveleur de vie et féal. Ces deux expressions me semblent
désigner le même état que mahherou : on les applique aussi au mort,
parce que, dans les idées égyptiennes, la seconde vie était peut-être la
véritable, ou tout au moins était un changement de vie ; le mot féal si-
gnifie exactement la môme chose, car pour pouvoir *"\\\\'\\u\vx fiai d'Osi-
ris t comme c'est ici le cas, il fallait être rendu sur les sombres bords,
comme disent les poètes.

,T A gauche, sur le socle : f^^V^l^Q^ "~1ff
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