Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 175

j'en rencontrai d'autres dans la première bulle qui étaient beaucoup
plus soignés, un peu plus grands et qui devaient sortir de mains plus
riches. On en trouvera des spécimens à la planche VIII. Ils comprennent
d'abord des vases d'albâtre dont les quatre plus grands ont encore leur
couvercle. La forme est assez belle. Puis viennent des vases de
diverses matières, dont le plus grand a été brisé; les quatre situés à
droite sont en une sorte de brèche et en calcaire; les deux qui se trou-
vent au second rang de la rangée supérieure et à l'extrémité droite de
la rangée inférieure méritent une mention spéciale et sont jusqu'ici
(Tuniques spécimens dans les vases égyptiens. Leur forme est gracieuse
et leur matière belle : ils sont en beau calcaire qui tire sur le marbre.
De chaque côté, ils ont une oreillette cylindrique et, pour recouvrir
cette oreillette cylindrique, on l'a enchâssée dans une plaque d'or
découpée selon le besoin, enveloppant le cylindre de l'oreillette et
l'ajourant en quelque sorte. Dans le cylindre dont une partie est
creuse on avait fait passer des fils d'or tordus ensemble qui se rejoi-
gnaient à l'autre oreillette, formant au-dessus du vase comme une anse.
Celle du vase inférieur est intacte : l'autre a été malheureusement
brisée. Tels qu'ils sont, ils restent un spécimen très joli du savoir-
faire égyptien. Ces deux vases n'ont pas été trouvés dans la première
butte d'Oui cl-Ga'ab, mais sur le plateau qui se trouve entre la première
et la seconde butte, non loin des statuettes en calcaire dont il a été
question plus haut'.

La rangée inférieure de la môme planche contient à droite un
vase dont le premier et le troisième ont la forme des mortiers employés
encore journellement dans l'industrie, et le second, celle des vases
d'ornementation qu'on voit placés au-dessus des portes d'entrée dans
les riches propriétés particulières dans le centre et l'ouest de la France.
A droite, à lavant-dernier rang est un des trois vases émaillés que j'ai
trouvés. Le plus grand est le grand vase à libation, le plus petit un vase

(1) Ces vases appartiennent, je le sais aujourd'hui, à l'époque ancienne, la plus an-
cienne que l'on connaisse ; si je laisse ici mon manuscrit tel que je l'ai écrit eu 1896, c'est
par acquit de conscience. (12 août 18*J8.)

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