Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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104 NOUVELLES FOUILLES D'ABYOOS

autruche : l'animal est aisément reconnaissable à sa tête liés petite au
haut d'un cou immense, à la grosseur de son corps et au bouquet de
plumes qui lui sert de queue : les pattes ne sont pas visibles, recouvertes
qu'elles ont été par le plâtre que l'on a étendu par dessus ou effacées
par les frottements successifs qui se sont produits. Le second nous
montre encore la croupe d'un animal que je crois être un taureau eu
fureur, car il lève la queue ; malheureusement tout le devant a disparu
comme tout à l'heure les pattes de l'autruche. Le troisième représente
un arbre, un palmier sans doute, dont le tronc est droit et se termine
par un bouquet de trois feuilles. Ces dessins sur lesquels je ne m'éten-
drai pas et qui mériteraient cependant d'être minutieusement décrits,
sont primitifs autant qu'on peut le désirer : ceux qui les ont exécutés
s'essavaient évidemment à les tracer et leur main inhabile répondait
mal à leur désir : malgré tout ils ont assez, bien dessiné l'objet pour
qu'on le puisse reconnaître. L'autruche surtout ne peut pas être méconnue
et je crois que nous nous trouvons là encore en présence de dessins
comme ceux qui ont été trouvés dans les cavernes habitées par les
hommes de l'âge de pierre. Je mets ces trois vases, quoique brisés ou
effacés, au nombre des objets les plus précieux qu'il m'a été donné de
trouver au cours de mes fouilles.

Une seconde catégorie de vases blancs m'a été fournie par les tom-
beaux du premier plateau iVOui cl-Gaab presque à la lin et lou-
chant les grandes tombes. Le premier est un vase droit sans panse
et ne présentant d'inflexion que près du pied qui est plus étroit que le
vase. Cette forme n'a rien qui la rende saillante et tout concourt au con-
traire pour la rendre lourde. Les deux autres sont de même forme ; ils ont
un rebord, un col légèrement accusé, une panse très peu renflée et re-
descendent en ligne harmonieuse vers le pied qui est large et solidement
assis. La matière de ces vases est grossière et cependant ils ont quelque
chose qui plaît à l'œil. Au-dessous du col. une ligne circulaire, légère
et très également faite, annonce la panse et montre que le potier avait
déjà l'instinct de l'ornementation. Ces deux vases ne diffèrent l'un de
l'autre qu'en ce (pie le premier, a deux larges oreilles faites en imprimant
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