Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOOUXES D ABYDOS ^97

qui sont uniques jusqu'à présent et qui sont d'une valeur inappréciable
pour l'histoire de la céramique. Ils oui été trouvés sur le plateau qui
existait entre la première et la seconde butte d'Om el-Ga'ab. Ils rentraient
sans doute dans la catégorie des vases à oreilles dont il a été question
plus haut : l'un est intact; l'autre, le plus précieux, est malheureusement
brisé, bien que ce qui en faisait le prix soit intact. Le premier, c'est-à-
dire celui qui est a droite, a une forme qui se rapproche de celles que
nous avons déjà vues; mais l'ouverture et le col sont plus larges. Le col
est assez élevé et il y a un rebord franchement accusé. A la naissance de
la panse, il avait un cordon fait d'une simple ligne striée irrégulièrement
puis, à peu près au milieu de la panse, on a voulu l'aire un simulacre
d'oreilles et l'on a réuni les oreilles entre elles par un gros cordon irré-
gulièrement strié. Ce premier vase est aussi irrégulièrement formé, et
c'est encore la partie de droite qui est irrégulière. Le second avait aussi
l'ouverture large, mais le col était plus court et la panse plus rebondie.
Il avait deux anses placées verticalement presque à la naissance de la
panse. Ces deux anses étaient striées, réunies entre elles par un cordon
strié d'où pendaient des chapelets de stries, disposées de telle sorte
qu'elles donnaient la représentation d'un serpent et de ses replis : la
tôte semble assez bien indiquée sur le vase lui-même ; malheureusement
la phototypie ne donne pas cette partie. La partie inféric sure du vase
n'était pas décorée; c'est pourquoi ce vase, bien que brisé, a conservé
tout son intérêt pour les historiens de la céramique égyptienne. Le lec-
teur le trouvera à la planche XV. Je passe maintenant aux poteries en
terre ayant des inscriptions.

Dans les tombes royales qui se trouvaient derrière la quatrième ou
grande butte d Om el-Ga'ali, je rencontrai au moins deux cents grands
vases comme ceux des planches XVI à XX.

J'avais d'abord rencontré dès la seconde butte des cônes en terre avec
une sorte d'assiette en terre enfermée dans la base eldes touilès de libres
de palmier mises dans la terre pour la maintenir assemblée, absolument
tomme maintenant encore les plâtriers mettent de la paille dans le
mortier destiné à recevoir le plâtre. La présence de ces libres de pal-
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