Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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198 NOUVELLES KOl lLLES D'ABYDOS

mier dans ces cônes est certaine, car ce qu'autour de moi L'on prenait
pour des poils de chameau, de vache, de chèvre ou de gazelle a été re-
connu a l'analyse microscopique pour être des fibres de palmier. La
destination de ces cônes me fut démontrée, lorsque je trouvai près de la
tombe du roi Den des vases ainsi recouverts, et alors m'apparut la
destination des assiettes. Ces cônes n'étaient que de grands bouchons
en forme de pain de sucre pour les vases qu'on trouvait, et j'ai réuni sur
une planche quelques vases avec leurs bouchons (planche XXlj. Les
premiers que je trouv ai de ces bouchons ne contenaient pas d'inscrip-
tion ; j'en rencontrai ensuite d'autres qui renfermaient des signes, toute
une collection de signes très apparents à l'œil, mais très difficiles à lire,
car si l'on soufflait dessus pour éloigner le sable et la poussière qui
semblaient gêner la lecture, les signes semblaient disparaître en même
temps. Cependant, peu à peu, je compris que les bouchons en terre dont
les vases étaient lutés n'étaient autre chose qu'estampillés au nom du
souverain pour Lequel les vases lutés étaient remplis de provisions,
Ainsi tous les vases que je trouvai près du tombeau de Den avaient un
bouchon estampillé au nom de ce souverain.

Quant aux vases en eux-mêmes, le plus souvent, ils étaient d'une
hauteur considérable, 0m,69, O'n,70, Om,75. etc. : je pense que pas un seul
d'entre eux n'avait exactement les mêmes dimensions que son voisin.
Seule, la forme était la même. Ils avaient une ouverture assez large,
presque pas de col et après s'être renflés légèrement ils descendaient
peu à peu jusqu'à ne plus guère former qu'une pointe. Il va sans dire
que cette pointe était solide et nullement creuse; par conséquent la ca-
pacité ne commençait qu'assez haut. Le sommet avait un rebord assez
bien fait et nettement accusé, et, au-dessous du rebord et du col, il y
avait, plus ou moins loin, une ligne circulaire faisant Le tour du vase et
tonnant cordon. Lorsqu'ils étaient munis de leurs bouchons, les vases
pouvaient atteindre lin,07. La terre qui avait servi à faire ces vases était
une terre où le fer entrait en assez grande quantité, comme le montrent
les tâches noirâtres qui se trouvaient au milieu des éclats. Tous ces
grands vases. OU a peu près Ions, portaient une inscription Composée
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