Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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204 NOUVELLES FOUILLES D'ABYBOS

sont ingéniés à faire des réductions de ces vases, et alors la finesse en
est vraiment étonnante. C'est surtout dans les vases en calcaire qu'ils
se sont livrés à cette virtuosité et qu'ils ont atteint un haut, très haut
degré d'habileté.

Les vases en porphyre ou en diorite sont tous les trois brisés : le lecteur
les trouvera tous les trois en la rangée supérieure de la planche XXVI.
Les deux premiers à gauche sont en porphyre gris maculé de taches
blanches plus ou moins fréquentes : le premier a la forme évidée du
mortier; il est composé en deux morceaux qui ont été rajustés et qui
n'ont pas été trouvés ensemble ou le même jour : il en manque à peu
près le tiers. Le second est de forme ronde, la forme de nos modernes
cocottes en fonte à peu de chose près; toute la partie postérieure
manque. Le troisième est en diorite, autant que je puis en juger; il a été
recomposé de quatre morceaux qui n'ont été trouvés ni le même jour, ni
dans le même endroit et dont il était cependant impossible de douter
qu'ils appartinssent au même vase, tellement les sections étaient les
mêmes. J'ai rapporté à Paris beaucoup d'autres fragments de même ma-
tière dont l'emploi ne s'est pas trouvé et qui appartenaient à d'autres
vases qui n'ont pu être reconstitués. J'en ai enterré le double ou même
le triple de ce que j'emportais ; mais les fragments enterrés se compo-
saient uniquement d'albâtre ou d'onyx, ou de calcaire : tous les mor-
ceaux en porphyre, en diorite ou en autres matières rares et par consé-
quent précieuses ontété mis de côté. Il est malheureusement bien re-
grettable que je n'ai pu en trouver l'emploi. Mes regrets sont d'autant
plus cuisants que certains de ces fragments, dont je vais parler, appar-
tenaient à des vases ouvragés.

Ces fragments dont le lecteur trouvera trois planches remplies, sont
tout d'abord remarquables par la matière employée : il y a sur la pre-
mière et la seconde de ces planches des matières aussi riches qu'on le
peut désirer. Le lecteur remarquera de lui-même les fragments qui sont
au bas de la planche XXV; il y a là des incrustations naturelles de la plus
grande richesse et du plus heureux effet. Q ne m'appartient pas d étudier
ces pierres au point de vue de la pétrographie : je laisse ce soin à
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