Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

Seite: 205
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1899bd1/0245
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
NOUVELLES FOUILLES D'AUYDOS 205

d'autres qui sont plus habiles ; je me contenterai de dire qu'aux yeux
d'un profane et d'un amateur, ces vases, s ils eussent été complets,
eussent pu payer à eux seuls le coût des fouilles. C'était en général de
gros vases tels que ceux par exemple que l'on voit dans les salles de
l'Ancien Empire au Musée de Gizeh et qui sont complets. La première
de ces planches contient en effet des vases à deux larges oreilles, comme
ceux du Musée de Gizeh et aussi comme les deux petits vases dont j'ai
parlé dans le chapitre précédent. J'ajouterai même à ce sujet que ces
deux petits vases me semblent avoir été faits comme ils sont en réduc-
tion des vases de l'époque à laquelle remontent les sépultures d'Om cl-
Gaab. Ces fragments sont curieux en plus par la forme qu'ils affectent
et aussi par la grandeur de certains des vases auxquels ils appartenaient
comme par exemple celui qui commence la rangée inférieure de la
planche XXV, car il mesure tel qu'il cstOm,lG2 et l'arc qu'il fait est brisé,
preuve indiscutable que la circonférence était fort grande. Dans cette
première planche, je ferai surtout observer au lecteur la décoration des
vases en porphyre qui sont représentés aux nuinéros3 et 4 de la deuxième
rangée : ces vases sont ornés et pour décoration ils ont reçu les stries
qui distinguent certaines coquilles marines ou fluviatiles. Ces stries se
réunissent autour du fond du vase et vont en s'élargissanl : pour les élar-
gir on n'a eu qu'à graver plus profondément les rainures qui les com-
posent. Les deux vases que je signale sont à eux seuls une preuve que
ce style de décoration était déjà répandu et (pie ce n'était aucunement un
cas unique.

Je ne dois pas oublier quelques spécimens de matière admirable,
comme le grand morceau d'albâtre varie qui n'est pas représenté dans
les planches. De l'avis de tous ceux qui l'ont vu, il est rare de trouver
plus belle et plus riche matière, mieux veinée, plus transparente et
mieux polie. Je n ai malheureusement rencontré que.ce morceau d'un
vase qui devait être fort grand : j'ai fait rechercher avec autant de soin
que possible les fragments semblables; jamais on n'en rencontra un
seul qui s'approchât de celui-là. 11 fut trouvé dans les sépultures roya-
les qui remplissaient le plateau à l'ouest de la quatrième ou grande butte.
loading ...