Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 217

quatrième butte à l'est je rencontrai deux gros morceaux de métal re-
vêtus d'une couche très épaisse d'oxyde; ils sont représentés au nu-
méro 9 de la seconde rangée et au numéro 1 de la rangée supérieure de
la planche XXX. Je trouvai également une sorte de rasoir qu'on trou-
vera à la seconde rangée de la planche XXX. Il a la lame très mince et
est surmonté par une sorte de petite douille qui est retenue par un clou
et dont je ne vois pas l'usage. Je rencontrai aussi des bracelets en
bronze,dont deux seulement sont représentés aux numéros 4 el 5 delà
deuxième rangée de la planche XXX : ils étaient si minces que l'un
d'eux se rompit au premier attouchement ; les autres sont arrrondis plus
ou moins régulièrement. L'un de ceux qui ne sont pas représentés dans
cette planche est digne d'attention, car il me semble avoir la forme d'un
serpent dont la tête est en dedans et la queue en dehors : c'est le plus
ancien modèle d un type toujours en honneur chez les bijoutiers euro-
péens. De même le type du rasoir est toujours celui qui existe. J'eus la
bonne fortune de rencontrer aussi un bracelet ouvragé : il était intact
au moment de la trouvaille, mais celui qui l'emballa eut tort de le trop
presser, et le mince, très mince objet de métal se cassa. Tel qu'il est
actuellement, il suffit à démontrer que dès lors on savait travailler au
repoussé comme on dit aujourd'hui, car je ne vois pas d'autre moyen
de faire les sillons au nombre de cinq marqués sur le bracelet.

Restent les trois chaudières en cuivre dont une seule est représentée
sur la planche IX, au milieu de la rangée inférieure. Le cuivre a été mar-
telé pour recevoir la forme qu'oïl voulait lui donner, forme qui est tou-
jours celle qu'ont les marmites en Égypte, ou du moins à Abydos. Le
martelage avait suffi pour rendre adhérentes les feuilles à l'endroit où il
semblerait qu'une soudure eût été nécessaire, car les feuilles se sont dé-
taillées par suite du temps et l'on ne voit point trace de soudure. Afin de
donner un appui à la mince feuille (pie l'on martelait, on se servait d'une
sorte de moule en bois, qui avait été taillé préalablement, dans la forme
voulue, et ce moule est encore resté à l'intérieur de l'une de ces trois
chaudières.

Si l'on excepte les aiguilles, les fils et les plaquettes, le harpon et
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