Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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KOBVEIXSS FOUILLES D'ABYDOS 221

que longtemps j'ai hésité à la croire de l'époque dos sépultures;
mais le fait d'en avoir trouvé huit dans les sépultures entourant la qua-
trième butte et de ne les avoir trouvés que là me semble assez probant.
On a exécuté bien d'autres fouilles à Abydos et jamais on n'en a trouvé
de semblables : il serait donc assez étonnant que les destructeurs de la
nécropole eussent pris la peine de les transporter tous autour de la qua-
trième butte.

Le premier et le plus beau de ces quatre pieds s'emboîtait dans un
petit support également en ivoire; on voit encore la cheville qui servait
à solidifier le tout. La partie supérieure comprenait une mortaise où
s'emboîtait aussile cadre du fauteuil et ce cadre était assujetti par trois
chevilles placées horizontalement ; dans le second et les deux autres il
n'y en avait que deux, placées transversalement dans le second et ho-
rizontalement dans les deux autres.

Ces pieds, au moins les quatre derniers, me semblent avoir été
faits d'ivoire d'hippopotame, car ils sont très grands. Quiconque
connaît le goût des Égyptiens pour la chasse à cet amphibie sous l'An-
cien Empire ne sera pas étonné de cette représentation.

( )ulre ces objets en ivoire que je possède, il m'aété dérobé une plaque
en ivoire sculpté dont je ne peux parler que par ouï-dire, puisque je ne
l'ai pas vue, et qu elle m'a été signalée de deux côtés à la fois, par deux
de mes confrères, M. Flinders Pétrie et M. Spiegelberg, privat-docent
à l'Université de Strasbourg. Le premier me disait qu'il avait vu entre
les mains d'un connaisseur une plaque d'ivoire portant le nom du roi
Don gag. Le second m'apprenait on plus que le possesseur était M. Mac
(irégor. que la plaquette d ivoire portait outre le nom du roi la repré-
sentation de ce même roi « massacrant un Bédouin, dans le style du bas-
relief célèbre de Snéfrou ». Mon correspondant ajoute qu'il n'y a pas de
doute que ce bas-relief no soit de l'Ancien Empire. Je ne puis que re-
mercier ici mes doux correspondants de leur amabilité pour m'avoir
fait connaître l'existence de cette tablette, qui pourra sans doute jouer
un rôle important dans la détermination de l'époque à laquelle appar-
tiennent ces deux monuments. Renseigne ainsi sur l'existence de cette
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