Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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222 NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

tablette, j'ai écrit a M. Mac-Gregor de vouloir bien m'en envoyer une
photographie en m'autorisant à la publier. 11 a eu l'amabilité de l'aire
droit à ma requête et je publie La pholotypie de l'objet dans la
planche XXXIII. Le pharaon Den est représenté debout, dans une pos-
ture parfaitement étudiée et rendue, le pied gauche appuyé solidement
sur la terre, le pied droit levé ne reposant que sur les orteils, dans
l'attitude d'un homme qui prend son élan pour asséner un coup vigou-
reux. De la main gauche, il tient un arc et la chevelure d'un ennemi ayant
un genou en terre, et de la droite il brandit un casse-tête qu'il va l'aire
retomber sur la tête de son ennemi. Au-dessus de sa main gauche est son
nom de double dans la maison; derrière lui sont des caractères dont on

ne reconnaît que le {_J et le poisson <?Qa. an. Sous son bras gauche sont

d'autres caractères au nombre de trois qui n'apparaissent pas très bien.
Derrière l'ennemi est une bannière militaire représentant un chacal sur
un objet se trouvant en haut d'une hampe. Derrière la bannière sont
gravés quatre caractères qui sont au contraire très rcconnaissables.
J'étudierai plus loin ce qui a été dit sur cet objet et les conclusions qui
en ont été tirées.

Les fouilles ont produit en outre toute une série d'objets en ivoire
qui sont malheureusement brisés et presque réduits en miettes : ce
sont des parties de vases ou de coffrets que l'humidité du sable a désa-
grégés lentement et qui à l'air ont éclaté; mais ce qu'il en reste est très
important pour la connaissance de l'histoire du travail humain en ces
lointaines époques et de la décoration artistique.

D'abord des plaquettes non ouvragées, l'une très petite et ne conte-
nant absolument rien qui la puisse signaler à l'attention ; l'autre au
contraire assez grande, épaisse et percée de huit trous. Le premier
de ces trous était placé en baut, a gauche presque sur le bord : on
n'en voit plus que la trace, parce que la tablette est fruste en cet en-
droit; le second en haut aussi, mais à droite, vis-à-vis le premier : la
tablette a été rongée aussi de ce côté. C est sans doute par ces deux
trous (pi on passait le til destiné à soutenir la tablette et à l'attacher à
quelque objet, sans doivte au cadavre. A 1 centimètre 4 millimètres en
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