Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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2-24 NOUVELLES FOUILLES D'ABVDOS

tailles transversales qui occupent toute la largeur pour les deux plus
grands, inégalement placées et qui ne donnent pas grande idée de l'ha-
bileté de l'ouvrier qui les fit; le troisième n*a qu'une seule entaille, et le
quatrième, celui qui est brisé, en a au contraire six. Il faut ajouter à ces
premiers deux autres morceaux inégaux en longueur et en largeur, plus
petits que les précédents et qui ont chacun six entailles transversales. A
ces petites plaquettes, il en faut joindre une septième, plus large et plus
petite, amincie à une extrémité comme si on eût voulu la faire entrer
dans quelque mortaise primitive où elle eût tourné sur un pivot placé
latéralement, car on voit le frottement marqué encore, ainsi que plu-
sieurs essais d'entailles ou simplement de coupures inexécutées.

Deux petites plaquettes, l'une longue de 11 centimètres et large de
1 centimètre 1, épaisse de 3 millimètres; l'autre longue de 5 centi-
mètres 5, large de 8 millimètres, épaisse de 1 millimètre. La première
a 6 centimètres i; à une extrémité elle laisse voir une trace ronde qui
est peut-être l'indice d'un pivot, suivie à 3 millimètres 5 d'une seconde
trace identique. Ces deux plaquettes sont cuivrées à chaque extrémité,
aussi bien en dedans qu'en dehors.

Sept petites plaquettes taillées comme des allumettes doivent être
mentionnées ici : l'une a été teinte en noir, et une autre en rouge. Je ne
sais à quoi elles servaient. Je ne dois pas oublier non plus un petit mor-
ceau, arrondi sur les deux côtés, et portant un trou rond creusé plus
près d'une extrémité que de l'autre. C'était évidemment un trou pour
un pivot; puis deux petites languettes, taillées de telle sorte que bipartie
la plus large était celle par où on attachait la languette qui allait toujours
en diminuant jusqu'à l'autre extrémité légèrement arrondie pour la plus
grande, taillée à angles droits pour la plus petite. A la grande extrémité,
on avait évidé l'ivoire de manière à former à peu près une circonférence
dans laquelle on avait creusé le trou dans lequel tournait un pivot qui de-
vait être assez gros : au bout de la circonférence, du côté par lequel se
continuait la languette, il devait y avoir une attache quelconque circu-
laire pour laquelle on avait fait une rainure circulaire. La grande lan*
guette a 4 centimètres 35 de longueur, elle est large de 8 millimètres a
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