Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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2i!6 NOUVELLES FOUILLES D'ABYOOS

dont on voit la pousse annuelle et la naissance et des feuilles. Au haut
de la quatrième, une petite rainure irrégulièrement faite séparait le col
ou le bord du vase qui n'a que 2 millimètres 5 en hauteur. Le second
est haut de 9 centimètres I. Contrairement au premier qui était foré dans
toute sa hauteur, le second avait conservé un fond haut de 1 centi-
mètre 35 : ce vase avait un rebord ressortant de 5 millimètres, puis un
peu en dessous était un cordon tel que nous l'avons déjà rencontré sur
les vases en pierre dure. Ces deux vases étaient cylindriques, et à l'in-
térieur on voit qu'ils ont été forés grâce à un instrument que l'on faisait
tourner, car l'on distingue encore les cercles concentriques qu'y a faits
cet instrument.

Il ne me reste plus maintenant qu'à parler des ivoires portant des dé-
corations géométriques. Ces décorations sont formées de la manière la
plus simple qu'on puisse imaginer, parle simple arrangement de lignes
droites qui se coupent et une seule fois par des lignes courbes. Cette
unique exception se voit dans un petit montant de vase, long de 0n',108
et large de 0'n,115. Il est incomplet à une extrémité; tout le morceau a
reçu deux rainures parallèles à 2 millimètres du bord. A 5 millimètres
de l'extrémité entière on a creusé une rainure transversale qui joint
les deux lignes parallèles : cette rainure grossière est large de 0m,001 o ;
puis à 3 millimètres plus loin est la circonférence d'un petit trou dans
lequel devait tourner un piton quelconque, aussi en ivoire, si l'on en
juge par les autres fragments où le piton se voit encore ; puis à 5 milli-
mètres 5 de l'extrémité opposée du diamètre qui coupait la circonfé-
rence commencent les deux lignes qui ont leur courbure en sens inverse
et en se coupant forment le dessin mentionné. Les ligures ainsi formées
ne sont pas des plus régulières, mais à i'&ft nu elles n'offrent rien d'ir-
régulieret surtout de disgracieux. A l'extrémité incomplète on aperçoit
encore la moitié de la circonférence et du trou qui servaient à maintenir
le piton. La partie postérieure a été polie et l'on n'y remarque d'autre
ornement qu'une ligne transversale placée entre le trou et l'extrémité,
à 3 millimètres de l'un et à 6 de l'autre.

L'objet que je vais décrire maintenant] devait être un montant d'un
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