Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'AUYDos 2:î5

été trouvés sous le tombeau situé dans la troisième colline avec les
perles dont il vient d'être question : j'en fais seulement ici mention et
le lecteur verra lui-même à la planche où ils se trouvent les fils de métal
qui tenaient les parties réunies.

Tels sont tous les objets qui rentrent dans ce paragraphe : le lecteur
aura vu que, bien qu'ils ne soient pas nombreux, ils ont néanmoins une
grande importance pour la connaissance de l'industrie humaine.

VII. — STÈLES HE SIMPLES PARTICULIERS

Je regarde les stèles dont il va être question comme les plus anciens
monuments en ce genre que l'on connaisse, et le lecteur qui voudra
bien les examiner de sang froid et sans parti pris, sera sans doute de
mon avis. Elles sont au nombre de quarante-cinq, et le lecteur les trou-
vera toutes rendues dans ce volume par la phototvpie, sauf trois qui ont
été trouvées trop tard et qui ont été laissées au musée de Gizeh : tous
mes instruments de photographie étant déjà emballés de même que les
objets qui m'étaient échus, je ne pouvais les faire photographier ni ;i
Abvdos. ni même à Gizeh où elles n'ont été déballées que le lendemain
de mon départ du ('aire; je n'ai pu que les copier, ce qui n'était pas dif-
ficile, mais ma copie, je dois le dire, ne rend que les signes d'une ma-
nière approchant, et n'a nullement la prétention d'être un fac-similé,
aussi ai-je renoncé à les reproduire, préférant les donner en appendice
dans une autre planche de l'un de mes prochains volumes.

Quelques-unes des phototvpies que je donne de ces monuments ne
donnent elles-mêmes qu'une bien pâle imitation des stèles trouvées ;
mais tout contribuait à rendre ces reproductions imparfaites : l'état de
la pierre, le peu de relief des caractères et leur effacement presque
complet. Il n'est pas étonnant qu'il en soit ainsi, lorsqu'on admet l'an-
cienneté des monuments; tout au contraire, il y a lieu d'être étonné
qu'ils aient pu se conserver aussi intacts après tant de siècles écoulés.

Je ne veux aucunement m'attacher à lire ce que je crois présentement
délier les efforts des plus savants, quoique certains mots et certains
signes soient tout à fait reconnaissables : je préfère livrer les moini-
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