Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

Seite: 239
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mh vkij.es FOUILLES D'ABYDOS 23d

comme l'a fait M. Maspero, il faut être bien oublieux ou bien ignorant.
Comme je sais à n'en pouvoir douter que M. Maspero n'est pas un igno-
rant, j'en conclus qu'il a oublié, peut-être volontairement, peut-être in-
volontairement, nul ne peut le dire que Lui, qu'il a oublié que dans les
stèles de la XIe dynastie qui proviennent d'Ain dos et qu'on trouvera
cataloguées dans l'ouvrage de Mariette, Catalogue général des monu-
ments a" Abydos*, il se trouve des titres civils, religieux, qui sont com-
plètement absents sur les stèles que j'ai mises au jour. Pourquoi ces
stèles feraient-elles toutes exception à la règle qui régissait les inscrip-
tions des stèles lunéraires sous la XIe dynastie et sous tout le Moyen
Empire? Ce serait une anomalie singulière à la fois et générale. Les
inscriptions ne sont pas conçues dans le même esprit pour une raison
bien simple, c'est qu'elles ne sont pas de Lia même époque. Elles sont
donc antérieures au Moyen Empire. Or, comme «dles ont été trouvées
en même temps et dans les mêmes tombeaux que les stèles royales dont
il sera question plus loin, il faut admettre qu'elles sont de la même
époque. Nous verrons plus loin quelle peut être cette époque. Ici je
me contenterai dédire qu'il y a une preuve qu'elles sont loul au moins
de l'Ancien Empire, c'est que deux d'entre elles sont recouvertes de
cette même couleur rouge que l'on voit sur les bas-reliefs de l'Ancien
Empire et qu'on ae retrouve plus la même dès que l'Ancien Empire est
passé. .1 ai même trouvé dans l'un des tombeaux situés derrière la qua-
trième butte d Om el-Ga'ab un pot rempli de cette couleur rouge en
pain : elle est faite d'une sorte de manganèse.

.le ne saurais oublier ici l'étonnante preuve apportée par M. Maspero
pour étayer son hypothèse gratuite d'après laquelle ces slèles remon-
teraient seulement au Moyen Empire, à savoir que quelques-unes de ces
stèles étaient gravées à la pointe et que par conséquent ce n'étaient
que des modèles de sculpteurs. Je me demande vainement comment le
fait d'avoir été gravé à la pointe serait pour un monument une preuve
de jeunesse. En outre une seule stèle répond à la description de M. Mas-

(1) Mariette, Catalogue générml des monuments tAty&oé, p. 'Mi à io:s.

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