Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

Seite: 264
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1899bd1/0304
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
264 NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

accusé et une ouverture très large. Les vases avec anses, les deux pre-
miers et le dernier dont il a été question plus haut ont aussi une large
encolure et l'ouverture est de même taille. Quelques-uns de ces vases,
ont une forme qui paraîtrait encore belle aujourd'hui. Le fond de cer-
tains de ces vases est assez large pour qu'ils aient une assiette très
stable ; d'autres au contraire ne peuvent pas se tenir debout, comme on
le verra facilement d'après les planches. Je signale spécialement à l'at-
tention du lecteur le numéro 10 de la rangée supérieure de la planche
XII ; l'anse, grâce à une courbure assez bien réussie dans le col, a un air
peu ordinaire d'élégance. Son voisin, le numéro 9, avec sa panse, son
col étroit pour la longueur et son large rebord qui recouvre à peu près
le double du col, mérite aussi une mention spéciale. De même aussi le
numéro G de la rangée inférieure de la planche XIII. Je ne fais pas d'ail-
leurs une étude de céramique et je me contente de présenter au lecteur
les objets qui ont été découverts au cours des louilles que j'ai dirigées.

Au point de vue de la décoration, les dix vases qui sont décorés ren-
trent à peu près tous dans la catégorie des vases avec décoration géo-
métrique. Sur tous excepté un, cette décoration se compose d'un sys-
tème de lignes parallèles, ou à peu près, qui descendent jusqu'à la ligne
brisée où la panse iléchit tout à coup. Ces lignes sont disposées à de cer-
tains intervalles au nombre de deux, de trois, de cinq, de sept de dix.
Dans l'espace intermédiaire on a disposé quelquefois des paquets de
lignes qui se coupent comme une croix de saint André irrégulière, c'est-
à-dire dont la partie inférieure serait plus longue que la partie supé-
rieure, ou qui se rejoignent au sommet pour former un angle: d'autres
lois les lignes sont droites et d'autres fois encore l'espace intermédiaire
est complètement vide. Si le vase a un col, une ligne circulaire indique
la fin de ce col. Au numéro 3 de la rangée supérieure de la planche XIII,
cette ligne circulaire est double et en dessous de chacune de ces deux
lignes il y a une autre ligne ondulée qui fait le tour du col. Ci; même
vase d'ailleurs dans la décoration de la panse présente une particularité :
les lignes qui l'ornent sont placées à peu près au milieu des deux vases;
elles sont ainsi disposées : deux lignes verticales parallèles à gauche et
loading ...