Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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284 NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

nombre d'objets que j'avais déposés entre ses mains : s'il a été le premier
à publier ces documents, c'est que j'avais consenti à cette publication,
car j'estimais et j'estime encore qu'il valait mieux, même au point de vue
de mes intérêts personnels et scientifiques, voir examiner ces objets par
quelqu'un d'entendu que de les examiner moi-même, parce que je n'au-
rais pas pu en tirer tout le parti convenable. Je n'adopte point toutes les
étrangetés philosophiques et historiques, surtout géographiques, dont
ce premier volume est émaillé, et je ne suis sans doute pas le seul; mais
je crois que ce premier volume a été le point de départ de la révolution
qui s'est faite en ma faveur. J'ai critiqué dans les pages précédentes ce
qui m'en a paru crilicable. Pour le second volume, la chose est tout autre ;
mais je n'ai pas à m'en occuper dans ce premier fascicule, je le retrou-
verai dans le second et j'examinerai alors la méthode de travail de M. de
Morgan, les résultats qu'il préconise et j'indiquerai pourquoi je dois
me séparer de lui. Un certain nombre de documents provenant de ma
première année de fouilles ont été publiés dans cette seconde partie des
Recherches de M. de Morgan par M. G. Jéquier : la plupart l'ont été as-
sez mal et gagneront à être republiés. Malgré cette défaillance dans
l'exécution et surtout malgré la désinvolture avec laquelle M. Jéquier
adopte des conclusions qu'il n'a eu ni le loisir, ni la force d'examiner, ce
second volume m'a été encore plus profitable que le premier, tout en
égarant complètement le lecteur. Je n'ai pas eu à refuser, soit à M. de
Morgan, soit à M. Jéquier, la communication de documents qu'ils connais-
saient en partie, qu'ils ne pouvaient pas lire plus que moi, et sur les-
quels ils n'ont presque pris aucun renseignement; ces documents n'é-
taient pas ma propriété, on aurait parfaitement pu se passer de ma
permission si on l'avait voulu et d'ailleurs on ne me L'a demandée qu'au
dernier moment, en me disant que je pourrais me servir, quand j'en au-
rais besoin, des mêmes clichés. J'ai accepté, en faisant passer l'intérêt de
la science avant le mien, car ce que je demande, c'est que les documents
soient connus, la personne qui les fait connaître important peu. A la
manière dont on les étudiait, je prévoyais d'ailleurs ce qui est arrivé, à
savoir qu'un assez grand nombre déviaient être repubtiés, comme il est
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