Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOl'YELLES FOUILLES D'ABYDOS 5«5p

arrivé. Le lecteur trouvera donc ici les mêmes dessins que ceux qui ont
été publiés déjà dans les deux volumes de M. de Morgan toutes les l'ois
qu'ils m'ont paru exacts et que j'ai pu les utiliser; pour les autres ils
ont été photographiés et sont reproduits en phototypie.

Je dois au sujet des planches faire une observation : un certain nom-
bre d'objets ne sont pas reproduits ici, bien que j'aie dû en faire mention
au cours de ce compte rendu. Mon plan était d'abord de publier in ex-
tenso tous les objets trouvés soit au cours de mes fouilles préliminaires,
soit au cours des fouilles spéciales d'Om el-Ga'ab et d'El-'Amrah. En
conséquence, j'ai fait photographier tous les objets. Mais quand il a fallu
faire exécuter les planches, on s'est trouvé en face d'une dépense trop
grande et l'on n'a pas voulu s'en charger, et ainsi j'ai dû abandonner
mon plan, bien malgré moi. C'est là le défaut capital de ce premier vo-
lume; mais ce défaut, on ne le retrouvera pas dans les volumes suivants,
j'en prends l'engagement, car j'ai déjà fait exécuter l'illustration de
mon second volume et une partie de celle de mon troisième.

J'arrive maintenant aux études publiées sur les monuments que j'ai
découverts. Quelques-unes de ces études m'ont été tout à fait étrangères
et je n'avais aucun droit de m'en montrer offusqué : ainsi la publication,
par M. Spiegelberg, de la tablette d'ivoire trouvée dans le tombeau de
Den. Cette tablette m'avait été dérobée et je n'en ai eu connaissance que
par une lettre de M. Spiegelberg lui-même m'avertissanl qu'il la pu-
blierait, ce dont je lui sais très bon gré. Pour d'autres au contraire, j'ai
donné une complète autorisation de publier, notamment à M. Erman.
J'avais eu occasion, en effet, en 1897, de communiquer à M. Erman la
collection complète des photographies que j'avais fait prendre des ob-
jets trouvés à Om el-Ga'ab et à El-'Amrah. En les examinant dans son
musée de Berlin de concert avec ses aides, ils furent frappés d'un nom :
il m'écrivit alors en me demandant l'autorisation de publier une ob-
servation qu'il avait faite. Je lui répondis que s'il voulait me communi-
quer l'observation faite, je lui donnerais l'autorisation demandée au cas
où je n'aurais pas moi-même fait cette observation ; que, dans le cas
contraire, je lui demandais à mon tour de me laisser la priorité de cette
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