Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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î!9-2 NOrVFXI.es fouilles d ahydos

Égvpte et d'Uraeus de la Basse Egypte, à l'extrémité supérieure droite,
en dessous du trou fait pour suspendre ladite plaque, le nom de Mènes.
Ayant adopté cette lecture, il voulut photographier le document et je le
trouvai au Musée de Gizeh occupé à le photographier en compagnie de
M. J. J. Hess, si je ne me trompe. Il m'annonça sa découverte et me dit
que c'était bien le pharaon Mènes, le premier roi de la première
des dynasties égyptiennes, dont M. de Morgan avait trouvé le tombeau
à Neggadeh. Je lui répondis que sans doute cela se pouvait, mais qu'il
se pouvait aussi que ce ne fut pas ce tombeau et que certaines particu-
larités s'opposaient à ce que cette identification fût admise. M. Borchardt
me répondit qu'il était certain de la chose qu'il affirmait, que c'était
bien les tombes des deux premières dynasties qui avaient été décou-
vertes d'abord par moi à Abydos, ensuite par M. de Morgan à Negga-
deh, et ajouta : « Où sont les mânes maintenant? » Je lui répondis
encore que rien ne me serait plus agréable que l'identilication qu'il
proposait, car j'avais tout à gagner à son adoption; mais que je ne
l'adopterais qu'après mûr examen. Ce que je pouvais lui dire tout d'abord,
c'est qu'il ne devait pas mettre sa découverte en dehors des circons-
tances dans lesquelles la plaquette avait été trouvée. Sur sa réplique
qu'il connaissait les circonstances de la trouvaille, je lui répliquai à
mon tour : « Eli bien! savez-vous que j'ai trouvé moi aussi, à Abydos, le
nom de double de celui que vous prenez pour Ménès et qui peut l'être? »
Il me répondit qu'il ne connaissil pas cette trouvaille, qu'en tout cas elle
ne changeait absolument rien àsa lecture, que le nom de Ménès se trou-
vait bien sur la plaquette. Nous nous quittâmes là-dessus et le lende-
main je partais pour Abydos. Dans le courant de l'hiver, je reçus dans
unelettre d'un de mes amis, une coupure de la Gazette de Cologne où je
lus que M. Borchardt avait envoyé une note à Y Académie des sciences de
Berlin en lui faisant part de sa découverte. D'après ce journal, il avait
toujours la persuasion qu'il s'agissait du nom de Ménès et de la décou-
verte de son tombeau à Neggadeh. Si j'en juge aussi par ce qu'a écrit
M. Maspero dans la Bévue critique du 13 décembre 18D7, il pense bien
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