Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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mi INTRODUCTION

tombeaux ou même des édifices? Je n'en sais rien, je vois seulement
que M. Pétrie dit que les plans publiés par le mari sont de sa femme.
On pourrait vraiment sans se montrer bien difficile désirer quelque
chose de plus. Et de même pour la copie des hiéroglyphes ou des
marques existant sur les poteries, puisque M. Pétrie recherche et
exige une si grande exactitude, où sont les preuves de l'exactitude des
copies qu'il a publiées? C'est Mme Pétrie qui a dessiné toutes ces
marques: sont-elles réellement exactes? M. Pétrie a mis dans ses
planches un certain nombre de marques que j'avais déjà publiées tant
bien que mal, sans doute, mais que j'avais publiées enfin. Il se garde
bien de le dire. Il m'a emprunté, sans m'en demander l'autorisation une
planche presque entière de stèles, et il met cette planche en face de
celle qui contient les stèles qu'il a lui-même découvertes : il en ressort
qu'il en a découvert plus que moi. Le mal n'est certes pas grand, mais
M. Pétrie a oublié — l'a-t-il bien oublié ? — de faire entrer en ligne de
compte celles que j'ai laissées au musée de Gizèh après choix des
autorités. Il peut tromper ainsi ses compatriotes, mais non ceux qui
connaissent réellement l'état des choses.

Dans les dernières lignes de sa préface, M. Pétrie, se sentant sans
doute exposé à de trop justes critiques, dit : « Ces soixante-six planches
seront ma justification pour avoir entrepris un quatrième déblaiement
des tombes royales d'Abydos1 ». Pourquoi M. Pétrie a-t-il besoin d'une
justification, si, comme il le dit un peu auparavant, il attendit pour
travailler à la nécropole d'Abydos que « la mission Amélineau eût
abandonné le lieu »!? Il y a là une fausseté matérielle : je n'avais pas le
moins du monde abandonné le lieu de mes travaux, ainsi que je l'ai dit,
puisque je comptais y retourner et que j'avais laissé tous mes objets
de campement à Abydos et que la concession qui m'avait été accordée
était encore valable pour un an. Sans doute pour se justifier à ses
propres yeux, M. Pétrie cite les paroles suivantes : « Tous les fellahs
savent qu'elle est épuisée », et il en conclut que j'avais tout abandonné.
J'avais momentanément abandonné Om el-Ga'ab pour travailler ailleurs
par ordre, mais je devais, l'hiver 1898-1899, reprendre un site que je
n'avais déclaré épuisé que pour les fellahs. Cela est si vrai que
d'abord les fellahs n'ont fait aucune tentative pour fouiller à nouveau

1. Fl. Pétrie, The royal lombs of the first dynasty, p. 2, 2e col.

2. Ibid., p. 2, 1" col.
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