Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 3

gueur eussent dû me donner l'idée d'un grand monument; mais l'expé-
rience que m'avait donnée le tombeau d'Aouapta n'était pas de nature
à me faire concevoir l'espérance de trouver un grand monument. La
hauteur des murailles environnantes était au nord bien plus grande que
celle de l'unique mur qui courait longitudinalement d'est en ouést sur
le côté sud du tombeau ; mais cette hauteur allait sans cesse en s'abais-
sant, si bien qu'en réalité une muraille valait l'autre à peu près. Il est
vrai que le tombeau d'Aouapta n'avait qu'une de ces murailles, tandis
que la dépression dont je parle en avait deux et même trois,, en com-
prenant celle du nord : cela, semble-t-il, aurait dû me donner à réflé-
chir ; mais la largeur de la dépression même, énorme si on la compare
à celle du corridor qui précédait la chambre sépulcrale d'Aouapta, me
semblait un motif suffisant pour justifier la présence des deux murailles
est et ouest. Dès lors, il était parfaitement possible que je rencontrasse
des tombeaux dans le genre de ceux que j'avais rencontrés l'année
précédente, comme ceux du roi Serpent et les deux autres de Qâ et de
celui qui est encore innommable, mais non pas comme celui du roi
Den qui était déjà de dimensions considérables. En outre, dans l'his-
toire égyptienne proprement dite jusqu'à une période assez rapprochée
de nous, il est de règle que les hauts fonctionnaires, les gens de cour
aient leurs tombes près de la tombe royale où reposait le Maître dont
la faveur les avait élevés jusqu'à lui pendant leur vie pour lui former
en quelque sorte une cour dans la seconde vie : j'avais trouvé la même
coutume dans mes fouilles précédentes àOm-el-Ga'ab et rien ne venait
m'indiquer ni me faire simplement supposer qu'il n'en serait plus ainsi
pour la tombe grandiose que cachait le sable accumulé. Quoique je ne
veuille pas préjuger de la suite des fouilles et que la continuation des
travaux du côté est puisse mettre au jour de petites tombes particu-
lières, je dois dire cependant que ni au nord, ni au sud, ni à l'ouest de
la dépression il n'existe aucune de ces tombes de grands fonctionnaires
ou simplement de gens ayant fait partie de la cour royale à cette
époque. Si j'insiste sur cette erreur initiale de ma part, ce n'est aucu-
nement pour m'en prévaloir, — il n'y aurait vraiment pas sujet de s'en
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