Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 13

puits encore à explorer pour la plupart qui sont à l'ouest de la schou-
net ez-Zeblb, pour ceux qui se trouvent à l'extrémité nord-ouest de la
nécropole du centre selon Mariette, mais que Mariette n'avait pas
explorés, tombeaux dont le type est celui du grand-prêtre d'Anhour,
Mesmîn, tel que je l'ai décrit en quelques mots dans le volume précé-
dent sur la première campagne des fouilles d'Abydos1. Par conséquent
je ne pouvais m'attendre à trouver autre chose que l'une de ces deux
façons de faire un tombeau et, comme j'étais persuadé que les tom-
beaux que je croyais trouver remontaient à une très ancienne époque,
je ne pouvais m'attendre qu'à rencontrer des tombes dans le genre de
celles que j'avais rencontrées l'année précédente. C'est bien ce que j'ai
rencontré, mais dans un tout autre ordre d'idées que celui que je
croyais devoir trouver, puisqu'il n'y avait qu'une seule tombe, mais
immense, la plus grande tombe par le nombre de ses chambres qui soit
actuellement connue en Egypte.

Cette persuasion où j'étais de la multiplicité des tombes creusées
dans cette dépression d'El-Khôr aurait pu m'inciter à attaquer les
fouilles par le milieu même de la dépression; mais la prudence me fit
au contraire chercher la montagne d'abord au nord, puis à l'est, et
enfin à l'ouest, par trois équipes d'ouvriers travaillant simultanément
et se divisant naturellement d'après le côté où elles jetaient les dé-
combres qu'on enlevait. Ce premier travail fut fait sur une ligne per-
pendiculaire à l'extrémité intérieure des murs de décombres. Il fut
commencé le 14 décembre 1896 et au bout d'une semaine il n'avait rien
produit. Je fis alors abandonner le côté nord pour porter tous mes
hommes moitié à l'ouest, moitié à l'est. Ce ne fut qu'au bout de la
seconde semaine, le 27 décembre que l'on commença d'apercevoir les
premières briques de ce que je crus d'abord être les murs du tombeau
ou des tombeaux. Ce fut du côté ouest qu'elles apparurent d'abord,
puis du côté nord et du côté est.

Ce qui avait été la grande difficulté de ce travail préparatoire de

1. E. Amélineau, Les fouilles d'Abydos, l" année, p. 10,
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