Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

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il fallait donc pour les contenir élever un mur plus haut que sur les
autres côtés. Quand on trouva le premier mur, la pensée générale fut que
l'on avait rencontré les murs du monument funéraire : il fallut déchanter
par la suite et ce n'est qu'un mètre environ plus bas qu'on finit par ren-
contrer les murs élevés par les constructeurs du tombeau, mais qui
différaient du tout au tout par les matériaux employés et parle mode de
construction. Le mur nord avait été construit entièrement en briques :
les murs est et ouest comprenaient au contraire un grand nombre de
pierres brutes et de fragments de vases en pierre mélangés aux briques.
La hauteur de ces murs était loin d'atteindre celle du mur nord : dans
leur plus grande élévation ils ne dépassaient pas 0m,50 ou 0m,60. Ils n'a-
vaient pas été construits trop solidement, mais à la hâte, car dès qu'on
enlevait une partie du sable inférieur, le sable supérieur filtrait à travers
les interstices et emportait toute la construction : il me fallait refaire
à nouveau ces murs afin de retenir les avalanches de sable prêtes à des-
cendre sur la tête des travailleurs. Le mur est ne semble pas avoir pré-
senté d'aussi grandes difficultés que le mur ouest, car c'est dans une
des chambres occidentales que fut trouvée la couffe dont j'ai déjà parlé
et qui fut abandonnée sans doute par l'ouvrier qui s'en servait au mo-
ment d'un éboulement. D'ailleurs j'ai une autre preuve de cette diffi-
culté : j'ai déjà dit avoir fait creuser une tranchée à peu près aumilieu de
la longueur du monument ; cette tranchée fit découvrir une sorte d'es-
calier en pierre, à ce que je crus tout d'abord ; mais cet escalier prétendu
se trouva être en réalité un mur bâti en retrait avec des pierres gros-
sièrement taillées, si même elles avaient été travaillées. Sans doute en
cet endroit, afin de faciliter l'enlèvement du sable supérieur et pré-
venir les éboulements on aura fait cette construction que j'ai retrou-
vée encore en place. Peut-être le mur de débris à l'ouest du monument
ne présentait-il pas la même assiette solide que du côté est, peut-être
encore plus vraisemblablement lèvent du Nord ébranlait-il plus facile-
ment ce vaste amas de sable et de débris, toujours est-il que c'est sur-
tout du côté ouest que sont venus le plus fréquemment les plus forts
éboulements.
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