Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

Seite: 151
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1902bd2/0168
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

151

Trois cylindres grossiers en onyx albâtreux.

Cinq grosses pierres taillées en calotte sphérique.

Des vases en terre cuite très nombreux, mais brisés.

Observations. — Cette chambre était détruite plus encore que les pré-
cédentes et, selon la règle ordinaire des chambres détruites3 je devais
m'attendre à trouver un mobilier complet ; mon attente n'a point été
trompée, mais ce mobilier, au lieu de consister en vases de pierre dure,
n'était guère composé que de poteries. Or toutes les poteries contenues
dans cette chambre étaient complètement brisées, sans la moindre
exception. Quelques-uns de ces vases contenaient une sorte de déco-
ration composée de traits noirs pouvant représenter des animaux peut-
être, ou bien plus vraisemblablement de simples lignes. N'ayant abso-
lument rien trouvé qui fût digne d'attention dans cette chambre, je
consentis à donner l'ordre de chercher sous la partie étalée des murs :
je n'y rencontrai guère que des objets semblables. J'avais en effet trouvé
trois fonds de poteries remplis d'une sorte de matière rouge à déter-
miner : cette matière rouge avait dû être très abondante autrefois, car
tout l'intérieur du tombeau était rempli de terre et de tessons ayant
cette même couleur rouge que je venais d'observer. Je voulais donc
voir si je ne rencontrerais pas quelque pot intact encore plein de cette
matière. De plus mes ouvriers m'affirmaient avoir aperçu sous Téboulis
des pierres appuyés sur les murs et ils croyaient qu'il pouvait y avoir
des vases. Or, je ne trouvai pas le plus petit pot rempli de la matière
qui me préoccupait, mais je rencontrai bien des pierres toutes appuyées
au mur est et quelques-unes au mur sud : il y en avait huit dont je par-
lerai plus loin, à propos de celles qui furent trouvées dans la chambre
25. Ces pierres avaient été placées entre certaines poteries et quelque-
fois sur elles : il n'est pas étonnant que les pots s'en soient trouvés
écrasés ; mais j'incline à croire qu'il n'en était pas ainsi primitivement,
que ce sont les spoliateurs qui les ont placées dans cette chambre et
que primitivement elles devaient se trouver dans la chambre voisine,
c'est-à-dire la vingt-cinquième.

(Test là tout ce qui fut trouvé au fond de la chambre et sur le sol ; mais
loading ...