Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D ABYDOS

étaient l'un dans l'autre : c'est surtout près de l'angle sud-ouest qu'il y
avait des vases de schiste ardoisier dans cette position. Comment et
pourquoi se trouvaient-ils dans cette position, tous brisés, mais se te-
nant encore ? C'est ce que je ne me charge pas d'expliquer, car d'un côté
il me semble bien étrange que les oblateurs de beaux vases aient placé
leurs vases encore remplis d'offrande, soit de silex, soit de papyrus, en
haut du mur ouest, immédiatement au dessous des chevrons de la toi-
ture, et d'un autre côté, si ce sont les spoliateurs qui les ont placés de
la sorte, comment ont-ils pu trouver les murs dans un état d'humidité
nécessaire pour que les vases s'enfonçassent dans le mur et y adhéras-
sent trois Fun dans l'autre? Cette position est facilement explicable pour
les silex tranchants sur lesquels il suffisait de peser avec force pour les
faire entrer dans le mur, mais pour des vases en pierre la chose me
paraît difficilement expliquable. La pluie aurait fait ébouler le mur
ouest aussi bien que les murs nord et sud, si elle l'eût assez pénétré pour
pouvoir y enfoncer et y faire tenir trois assiettes l'une dans l'autre,
le dedans tourné vers la porte; et d'un autre côté, il faudrait que le
mur eût été à peine achevé pour qu'on ait pu y plaquer ainsi les as-
siettes dont je parle. Il y a peut-être une manière d'expliquer cette po-
sition : c'est que les donateurs au moment qu'ils apportaient leur
offrande ayant trouvé la chambre trop remplie auront assez imbibé le
mur d'eau pour que la terre pût facilement céder sous la pression des
assiettes et les maintenir une fois entrées dans le mur : je ne donne
cette explication que pour ce qu'elle vaut et je laisse au lecteur la fa-
culté de choisir parmi les explications possibles celle qu'il voudra.

Les aiguilles ont été trouvées à différents endroits de la chambre,
ainsi que la coquille, près du mur nord au ras du sol. Les deux vases
de terre cuite ou pour mieux dire leurs fragments, étaient placés près
du mur ouest. Près du mur nord, à l'est, était un vase en porphyre. Le
fragment du vase en même matière qui avait une inscription a été trouvé
au milieu de la chambre à peu près et à une certaine hauteur du sol ;
l'inscription tracée à l'encre rouge avait été effacée par le frottement et,
quoique très apparente, elle était illisible malheureusement. Le long
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