Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

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de sésame. D'après les dimensions de la caisse, son volume devait être
de vingt ardebs environ, c'est-à-dire près de quarante hectolitres.
La caisse avait un couvercle qui avait été brisé vers l'extrémité est.
Elle contenait à cette extrémité des fragments de vases en marbre blanc
veiné de bleu, d'une forme et d'une finesse admirables, des fragments
de vases en feldspath, d'autres fragments de vases en cristal de
roche très grands ou très fins, des fragments de vases en onyx albâ-
treux. Au fond de la chambre, parmi les graines de sésame, on a trouvé
des perles en terre émaillée, des-objets de même matière, semblables
à ceux qui avaient été trouvés précédemment, notamment des sceptres,
des rectangles; j'y ai aussi rencontré une perle en cornaline, de la ré-
sine noircie, ce qui a lait dire aux ouvriers qu'il devait y avoir une
momie, un morceau d'étoffe dont la présence en ce lieu témoigne assez
clairement qu'on ne l'avait pas apportée d'un autre endroit après l'en-
terrement. J'ai aussi ramassé à cette même profondeur un second sar-
ment de vigne; j'en retrouverai encore un troisième et il est ainsi vi-
sible que ce bois n'était pas adventice, mais avait été déposé parmi les
offrandes de l'enterrement. Parmi les objets qui se trouvaient perdus
dans les graines de sésame, à une épaisseur de 0m,50 environ, c'est-à-
dire seulement à 0m,10 du sol de la chambre, étaient quatre objets en
ivoire dont je ne connais pas l'usage : ils sont taillés en losange. J'ai
encore trouvé au milieu des lits de graines un vase grossier en onyx
albâtreux, en tout semblable aux vases grossiers dont j'ai si souvent
parlé : il était encore rempli de ce qu'on y avait déposé. Tous ces objets
se trouvaient près du mur est, disséminés sur une distance de 1 mètre
à lm,50, et sur cette distance il n'y avait pas trace de couvercle en bois ;
mais le couvercle reparaissait aussitôt qu'il n'y avait plus de vases. Il en
faudrait conclure que les spoliateurs avaient accumulé en cet endroit
les fragments provenant des vases qu'ils avaient brisés, si la trouvaille
des objets à 0m,10 du sol ne s'y opposait. On a aussi trouvé un os tra-
vaillé. Près du mur ouest on a trouvé des figues qui m'ont paru diffé-
rentes de celles que j'avais déjà rencontrées et qui ont semblé être à
mes ouvriers des figues de sycomore : ils devaient s'y connaître, car
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