Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

inconnue, à moins que cette forme ne se retrouve dans les bas-reliefs,
ce que je crois, et très belle. L'un d'eux qui m'est resté est reproduit à
la planche XVII n° 14, l'autre qui a été la part du musée de Gizeh a été
publié par M. de Morgan dans le second volume de ses Recherches sur les
origines de l'Egypte avec ma permission implicite et je reproduis ici le
dessin qu'il en a donné. Les deux vases ont un bec ; mais dans celui qui
est maintenant au musée de Gizeh, le bec est en partie double et il
pouvait s'en échapper les doubles filets d'eau que l'on voit représentés
dans les bas-reliefs par deux lignes ondulées.

Chambre 22.

Il n'y avait absolument rien dans cette chambre.

Observation. — J'y ai cependant trouvé au fond une boîte en bois com-
plètement détruite et dont je n'ai pu prendre les mesures que pour la
longueur et la largeur, grâce aux traces qu'elle avait laissées sur la terre
des murs : elle avait lm,01 de large, c'est-à-dire la largeur de la chambre,
et seulement 0m,95 de long. Ces deux dimensions empêchent qu'on
puisse penser un seul instant, comme je l'avais fait d'abord, à un cer-
cueil, car même un nain adulte n'aurait pas pu y entrer, sans compter
que la caisse était beaucoup trop large pour recevoir un cadavre.

Corridor 20.

Un squelette incomplet.

Observations. — Le corridor en cette extrémité ne contenait absolu-
ment rien. Le squelette était sous le mur ouest dans un trou long de
lm,25, ayant toute la profondeur du mur et haut de 0m,41. Le squelette
aurait été complet, s'il ne lui eût manqué les deux pieds et une jambe.
Il était dans la position dite contractée et je le vois encore dans cette
position sous le mur en question où il avait été jeté probablement au
moment de la spoliation. La terre qui était tombée par dessus était
tellement adhérente que l'on n'a pu le retirer sans que les ossements
ne se détachassent les uns des autres et sans que le crâne ne se brisât.
Ce fut un malheur irréparable : peut-être si j'avais su au moment où je
fis fouiller la partie extrême de ce corridor de quel personnage il s'agis-
sait aurais-je pu prendre certaines précautions et même faire abattre le
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