Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

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hauteur lui eût donné un air plus élégant, comme au numéro 13, bien
que celui-ci ne soit pas d'aplomb.

Tous ces vases sauf le numéro 4 de la planche II et les deux vases qui
sont situés aux extrémités de la seconde rangée — ceux-ci pour une
raison particulière — ont un rebord très accusé : ce rebord est obtenu
par deux manières différentes de traiter la pierre soit en l'évidant gra-
duellement et en renflant seulement le rebord, soit au contraire en don-
nant les mômes proportions au vase droit et en creusant un sillon pour
bien marquer le rebord : c'est ainsi qu'ont été obtenus les rebords des
vases suivants, les numéros 1 à 11 de la première planche, 2 à 5 de la
seconde planche; sans doute parmi ceux qui ne sont pas reproduits ici,
il y en avait d'autres traités de la même façon.

Ces vases étaient de deux matières, ainsi que je l'ai dit, en calcaire
et en onyx albâtreux. Les vases en calcaire affectent deux formes fort
différentes, la forme cylindrique et une autre forme représentée seule-
ment par deux petits vases qui ne rentrent pas clans la catégorie de
vases dont il s'agit, mais qui cependant ont été trouvés avec ceux de
la surface et qui n'ont pas demandé grand travail. Les premiers sont très
grossièrement faits, ils ne sont pas d'aplomb : ils sont représentés par
les numéros 6, 16 et 25 de la première planche et par le numéro 7 de la
seconde. Les trois de la planche I sont très lourds : ils sont à peine
creusés à l'intérieur ; ils ressemblent assez aux énormes chandeliers en
métal qu'on avait jadis dans certaines des églises catholiques. Les deux
autres vases, c'est-à-dire les numéros 14 et 24 de la planche II, ont une
apparence élégante, malgré leur massivité : leur progression est juste,
elle s'arrête à temps. Leur intérieur est plein, à peine y a-t-il un léger
creusement, ce qui suffit à prouver que ce n'étaient que des vases votifs.
Cette sorte de vases est très rare, quoiqu'on les rencontre encore fré-
quemment dans les bas-reliefs représentant des cérémonies religieuses,
notamment dans le temple de Séti I" à Abydos. Les vases qui se ratta-
chent à ce type sont donc précieux, d'abord parce qu'ils sont rares, en
second lieu parce qu'ils appartenaient au culte funéraire à une époque
très ancienne.

Parmi les vases cylindriques en onyx albâtreux, il en est un le nu-
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