Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 209

petite surface, plus il est à môme de ne pas seloigner de la sensation
d'une ligne circulaire; aussi, quand bien même les petits disques ne
sont pas complètement réguliers, ils ne sont pas aussi irréguliers
que les grands et même le numéro 3 de la planche III est presque
régulier. La taille de la pierre et le polissage n'étaient pas, ce me sem-
ble, une aussi délicate affaire que pour les vases dont j'aurai à parler
au cours de ce chapitre : il est à ce sujet complètement impossible de
dire si les ouvriers qui ont fait ces disques se sont servis d'instruments
en métal ou s'ils n'ont employé que des instruments en pierre ou le
simple frottement avec du sable ou de la poussière de ces mêmes pierres
ou d'autres plus dures encore : il n'y a pas en effet une seule petite
rayure qui indique l'action d'un instrument quelconque, soit sur l'en-
droit soit sur l'envers. Le polissage a en effet enlevé toutes les marques
qu'avait pu laisser l'instrument soit en métal, soit en pierre, s'il y avait
des instruments de cette dernière sorte, ce que je ne suis pas porté à
croire, à dire vrai. Il n'y a pas en effet que l'action de la taille à exami-
ner, il faut surtout se demander comment on a pu détacher de la carrière
des blocs d'onyx albâtreux aussi grands que ceux qui composent cer-
tains des disques examinés ici, car il n'ont pas un diamètre moindre
de 0m,50, 0"',65 etc., ce qui donne une circonférence de 0m,78 et de
lm,20. Or, pour trouver des pierres qui taillées eussent ces dimensions,
il fallait enlever de véritables petits blocs de la carrière où on les pre-
nait et pour ce faire avoir les instruments nécessaires. Je ne vois pas
comment des instruments en pierre auraient suffi, et, comme le métal
était connu, il faut bien supposer qu'on se servait d'instruments de
métal. Nous en aurons d'ailleurs une preuve péremptoire lorsque
j'examinerai les tables avec pied.

L'envers de ces disques, quoique poli, l'était cependant à un moindre
degré que l'endroit, comme il est facile de le constater. Cet envers
avait même parfois des grains de matière non cristallisée au même
point que le reste et qui formaient tache dans la pierre : ce sont eux
qui se détachent le plus facilement de ces pierres. L'un des disques
a même son envers très sommairement poli, tandis que l'endroit l'est
autant qu'on le savait faire en ce moment. Quelquefois, comme dans

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