Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

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trouvera des spécimens de cette pierre dans les numéros 2, 3, 6,
8, 10, 11, 19, 20 et 21 de la planche VIII et 3, 7, 10, 18, 19, 20, 21, 23 et
27 de la planche IX. Certaines de ces assiettes qui ne sont pas repré-
sentées ici atteignaient 0m,30 de diamètre, et par conséquent il fallait
des blocs considérables de la roche primitive pour les façonner.

La dernière des pierres dont j'ai à parler a fourni des assiettes de très
forte dimension, les numéros 9 et 14 de la planche IX entre autres,
qui ont une apparence transparente et qui cependant sont opaques. La
matière est d'un grain gris blanchâtre, avec de petites veines de noir
mélangées à du blanc, si bien que le tout à une couleur laiteuse. C'est
une pierre dont j'ignore le nom et la composition. Ce que je viens de
dire de la matière première de ces assiettes me dispensera de revenir
sur ce sujet dans les divers autres paragraphes qui seront consacrés
aux vases en pierre. Je vais maintenant m'occuper du travail nécessité
par ces diverses assiettes.

Si l'on examine la forme, on verra facilement qu'il y a, comme nous
disons, des assiettes plates et des assiettes creuses. Les assiettes plates
se subdivisent elles-mêmes en trois variétés selon qu'elles n'ont ni
rebord ni fond, qu'elles n'ont qu'un rebord sans fond, ou qu'elles
ont à la fois rebord et fond. Le lecteur trouvera lui-même dans les
planches celles qui se rapportent à l'un ou à l'autre de ces types ; mais
je dois faire observer ici que la plupart des assiettes en albâtre et en
onyx rentrent dans les deux premières catégories, et que la dernière
est surtout composée d'assiettes en autres pierres. Les assiettes creuses
comprennent aussi ces mêmes catégories, mais presque toutes elles
n'ont ni rebord ni fond, surtout quand elles sont en onyx. Peut-être la
variété des veines leur tenait-elle lieu de fond. Le travail est quelque-
fois d'une finesse remarquable, comme dans le numéro 8 de la planche
VII qui ne comprend pas moins de quarante-deux morceaux, tellement
cette assiette plate avait été brisée. Le rebord lui-même était plus ou
moins large, plus ou moins épais, selon le caprice de l'ouvrier ; il faut
noter en plus que ni la largeur, ni l'épaisseur n'étaient égales dans le
même vase. Précisément, ce rebord devait se tailler au ciseau, ainsi
que toute l'assiette, à l'exception du fond; ce fond indique d'une ma-
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