Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

mais toujours à une épaisseur qui n'est pas moindre de 0ra,03. Le fond
intérieur de ces coupes est encore assez large et ne se termine pas le
moins du monde en entonnoir. Le tout a été soigneusement poli autant
qu'on le pouvait faire à cette époque et ce qu'on pouvait faire alors est
très éloigné de ce qu'on fait aujourd'hui, même de ce qu'on pouvait
faire en Egypte sous les grandes dynasties conquérantes.

Le travail de la seconde classe de coupes, évasées à vrai dire, mais non
pas autant que les précédentes, a dû être à peu près fait de la même
manière et avec les mêmes instruments. Gependantil y a deux différences
provenant de la forme du fond intérieur et du rebord. Le fond intérieur
est de la même largeur que l'assiette du vase, si l'on défalque de cette
largeur l'épaisseur des parois. Ces coupes étaient en effet creusées
jusqu'au fond du cube de pierre et l'on se contentait de laisser seule-
ment l'épaisseur du vase ; on peut voir encore les cercles concentriques
que traçait l'outil. Cet outil demandait à être tenu perpendiculairement
au centre du fond du vase, et il ne l'a pas toujours été ; car les fragments
nombreux de vases ayant eu cette forme montrent qu'il en a été ainsi.
L'épure de ces vases était en effet tout aussi difficile que celle des
coupes appartenant à la première catégorie, Le rebord a demandé un tra-
vail très délicat surtout dans les coupes en feldspath qui avaient presque
la fragilité du cristal de roche. Ce rebord à un double aspect : ou bien il
est arrondi au sommet comme dans le numéro 1 de la planche VIII, avec
un évidement particulier en dessous à l'intérieur, ou bien au contraire,
il conserve la forme du rebord des grandes assiettes que j'ai décrites
plus haut. Il y a peut-être d'autres factures spéciales de ce rebord dans
les coupes de cette catégorie comme dans les assiettes dont il a été
question au paragraphe précédent; mais je prie le lecteur de considérer
que je n'ai nullement l'intention de faire ici un traité complet des vases
que j'examine : je ne prétends qu'effleurer la matière de telle manière
que j'inspire à quelque autre plus compétent que moi le désir d'étudier à
fond ces monuments si anciens d'une civilisation déjà si avancée. Le tra-
vail nécessité par l'évidement au dessous du rebord à Fintérieur de la
coupe a dû exiger des instruments spéciaux que je ne peux connaître,
car il me semble complètement impossible que par le seul frottement
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