Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

les introduire par l'ouverture ? Aussi ce vase est-il de ceux qui prouvent
le mieux la nécessité des outils dans le genre de ceux dont j'ai déjà
parlé.

Le numéro 19 de la planche XII est un pur vase globulaire, avec
oreilles cylindriques et horizontales; il est en beau marbre rouge avec
de larges cristaux blancs. Il a au-dessus de la surface supérieure un col
mobile qui s'adapte à la circonférence de l'ouverture grâce à une sorte
de tenon et qui recouvre ensuite la surface du vase.

Les numéros 4 et 6 de la même planche montrent deux de ces cols en
même matière, mais dont on n'a pas trouvé les vases correspondants.
J'ai été longtemps sans savoir l'usage de ces larges anneaux, et ce n'est
qu'après avoir trouvé le col mobile du vase en question que je fus fixé
sur leur usage. La partie inférieure de ces cols mobiles n'a pas reçu le
même fini d'exécution que la partie supérieure. L'intérieur du vase pro-
prement dit a été creusé comme ci-dessus et n'a pas reçu de polissage,
comme il est apparent par les cristallisations qui se sont formées après
le creusement, peut-être par suite de l'humidité. Ce vase unique au
monde est un des plus beaux spécimens de ce que savaient faire les ou-
vriers de cette antique époque.

Le numéro 3 de la planche XIV nous montre un vase globulaire pro-
prement dit, sans oreilles cylindriques et horizontales. Ces oreilles ont
cependant existé à un certain moment, car on en voit encore les traces
très apparentes sur la photographie de ce yase. Il a à son ouverture un
col arrondi avec une petite rainure en dessous, le différenciant des
vases dont je vais avoir à parler plus loin.

Le numéro 4 est un vase tenant le milieu entre les vases globulaires
et le vase à vin : il avait un col mobile que je n'ai pas retrouvé. La ma-
tière est la prase ou racine d'émeraude. Ce que j'ai dit plus haut s'ap-
plique à ce vase.

Les numéros 15, 18 et 20 ont le type des vases globulaires, pur
chez le 18 et un peu mélangé chez les deux autres. Ils offrent cepen-
dant entre eux de légères différences autres que celles de la forme. Le
numéro 15 a un col droit et perpendiculaire, la panse n'est pas fort
grande et il est relativement haut. Il n'a maintenant qu'une seule oreille
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