Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

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cristaux blanchâtres ; l'aspect en est un peu terne, mais il est peut-être
encore mieux proportionné que le 19. Le 16 est un vase quelque peu
fluet pour sa taille. Dans tous ces vases, sans doute à cause de la diffi-
culté du travail, l'axe du vase n'est pas au centre.

Des neuf vases représentés à la planche XVI, il faut tout d'abord re-
trancher le numéro 7 qui est l'un de ces vases que j'appelle ouvragés.
Ces neuf vases, si l'on en excepte le 8, sont intacts et tels qu'ils ont été
trouvés. Le numéro 1 est une grande et simple assiette en onyxrubané
et la beauté des veines presque parallèles a été évidemment recherchée
par l'ouvrier qui les a fait ressortir de son mieux. Le numéro 5 est
une sorte de terrine haute et possédant un bec. Elle a un col rabattu,
avec une légère rainure à l'extrême rebord, et cette ligne du col est
d'une grande élégance. Le bec par contre est un peu grand et surtout
un peu trop gros, et le vase tout entier a un aspect trop massif. Le nu-
méro 4 est un vase cylindrique avec bord recourbé, arc de cercle dans
la ligne de ses parois, assiette uniforme et d'un très beau travail. Tout
ce que j'ai dit au paragraphe des vases cylindriques trouve ici son appli-
cation. Le numéro 2 est un vase comme ceux des planches XI et XIV
dont il a été question précédemment : il a deux oreilles à la naissance
de la panse et un col très léger. Il se tient admirablement debout et a
une élégance souveraine. Le numéro 3 est de pure forme grecque et
jusqu'ici c'est le vase qui accuse en Egypte l'art le plus avancé. La forme
en est unique en Egypte : l'ouverture est moyenne et bien proportion-
née à la hauteur du vase ; le col arrondi se rabat sur l'extérieur juste en
la proportion nécessaire et l'évidement en dessous est parfait. Le col est
rattaché à la panse par une ligne qui se renfle avec grâce et la panse
s'enfle pour descendre par une très belle ligne presque jusqu'à la base
où elle se renfle un peu. Ce vase est unique jusqu'à présent. Il est mal-
heureux que l'exécution n'en soit pas parfaite et que l'axe du vase ne
corresponde pas au centre, comme il est facile de l'apercevoir. Les nu-
méros 6 et 9 sont des vases improprement globulaires : le premier a une
forme trapue qui n'est pas sans grâce, car les lignes sont harmonieuses
et le col est bien proportionné avec sa rainure profonde ; le second est
d'une grande beauté de forme avec son col arrondi et plus élevé et sa

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