Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

Gomme j'ai retrouvé en chacune des trois années de fouilles ces objets
en métal appartenant d'une manière évidente à l'époque des tombes que
j'ai ouvertes, on ne peut pas nier que ces objets ne soient contempo-
rains de l'époque à laquelle remonte la nécropole entière d'Om el-Ga'ab.
Le lecteur trouvera représentés aux planches XVII et XVIII des spé-
cimens de ces objets.

Gomme avant tout, pour la bonne disposition de ce paragraphe et
pour la suite des idées que je vais émettre à propos de ces objets en
cuivre, il est nécessaire que le lecteur soit édifié sur la composition du
métal dont sont faits les objets que j'ai à étudier, pour obtenir ce
but, je ne saurais mieux faire que de citer l'étude qu'en a faite M. Ber-
thelot, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences et professeur
au Collège de France, d'après certains objets que lui avait envoyés
M. J. de Morgan pour en faire l'analyse chimique. L'envoi de M. J. de
Morgan comprenait deux séries fort distinctes : la première composée
des objets trouvés par lui à Neggadeh; la seconde, de beaucoup la plus
considérable, des objets provenant de mes fouilles d'Abydos. Le compte
rendu de l'analyse est emprunté des Comptes Rendus de ï'Académie des
Sciences, pour la séance du 24 mai 1897, tome GXXIV, p. 1119-1125. Il
est intitulé : Histoire des sciences. Outils et armes de l'âge du cuivre pur
en Égypte;procédés de fabrication. Nouvelles recherches par M. Berlhelot.
Le docte académicien s'exprime en ces termes :

« M. de Morgan m'a adressé, le 28 mars dernier, de nouveaux objets,
les uns trouvés par lui, et d'autres par M. Amélineau, remontant aux âges
les plus anciens de l'Empire égyptien : le tout m'est parvenu le 10 avril.

« Sur l'origine de ces objets, je ne puis que m'en remettre à la garan-
tie de M. de Morgan, dont on connaît la légitime autorité en ces ques-
tions, la date ne pouvant être rendue absolument certaine que dans le
cas où des objets de ce genre portent des inscriptions, telles que celle
du sceptre de Pépi Ior en Egypte, ou bien de la lance du roi Kish, à Tello.
A défaut d'une inscription sur l'objet même, la certitude, ou plutôt la
probabilité, résulte de l'examen des objets trouvés dans la même tombe,
jointe à la démonstration que la tombe n'a pas été violée à des époques
postérieures, comme il est trop souvent arrivé en Egypte, les voleurs
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