Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

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de ces objets, dont quelques spécimens seulement sont représentés dans
les planches XVII et XVIII, se trouvaient parmi les 1.220 objets que je
rencontrai à la fois au dessus d'un pilastre. Quelques-uns de ces objets
sont au musée de Gizeh et le plus grand nombre m'a été attribué.

Parmi les vases, il y a deux grands chaudrons, tous les deux avec
deux rebords rabattus au marteau : le diamètre d'un de ces chaudrons
n'est pas inférieur à 0m;66. Ils avaient des anses et l'on voit toujours en
l'un d'eux un clou ayant encore le chapeau qui le fixait à l'intérieur du
chaudron, de même l'on voit encore les trous ayant livré passage à
d'autres clous du même genre. Dans l'un des chaudrons, le rebord s'est
détaché de la masse du vase et l'on peut ainsi voir qu'il avait été réuni
par aplatissement au marteau. Je ne suis pas assez habile dans l'art de
la métallurgie pour indiquer de quel procédé on s'est servi pour faire
ces grandes cuves qui à mon humble avis n'ont jamais servi. Le troi-
sième grand ustensile esthaut, de forme assez belle, et il est muni de deux
anses dont l'une, celle de droite est horizontale, et l'autre tombe sur le
flanc du grand ustensile. Le bord a été aussi rapporté au marteau,
autant que je puis en juger. L'épaisseur moyenne de ces vases est de
0m,025. Ainsi qu'on le verra sur la planche où il se trouve, ce troisième
vase n'est pas intact : il était en parfait état au moment où on le trouva,
mais, comme on dut le dégager au couteau de la masse de terre où il
était fixé, un coup malheureux glissa sur la terre et asseignit le vase
dans lequel il fit un trou d'environ 0m,005 de diamètre ; le trou n'a fait que
s'élargir depuis, carie vase était oxydé à un très haut degré. Quoi qu'il
en soit, ces trois vases sont les plus grands que l'on connaisse jusqu'ici
et ils datent d'une époque extrêmement reculée.

Avec ces deux grands vases, deux autres chambres m'en fournirent
chacune un, dont la facture me semble ^autrement instructive. Tous les
deux ils ont la forme d'un de ces vases à panse qui sont devenus depuis le
type des vases canopes. Le lecteur trouvera plus haut la reproduction de
ces vases telle qu'ils furent dessinés à Abydos, et sur la planche la pho-
totypie de celui qui me fut attribué par un tirage au sort. Tous les
deux ils ont un rebord avec une rainure inférieure ; le premier est intact,
le second est bossué assez profondément, et il a deux anses dans les-
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