Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

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qu'elles étaient maintenues avee des cordes, ce qui semble plus en
rapport avec l'usage, car, à moins d'avoir été rivé, un clou aurait facile-
ment sauté de sa place après une percussion plusieurs fois répétée et
violente, tandis que le système des cordes était beaucoup plus résistant.
De tonte façon, ces haches devaient être terribles et elles ont réellement
servi, comme le fait voir clairement le tranchant émoussé de quelques-
unes d'entre elles. Celle qui est représentée solitaire au milieu d'autres
instruments n'a pas de trou circulaire ou d'ouverture rectangulaire :
elle devait donc avoir un autre mode d'emmanchement que les précé-
dentes.

Après les haches, je dois parler de petites plaques ayant à peu près
la forme de ces haches, mais non percées d'un trou circulaire. J'avais
pris d'abord ces plaques comme des haches votives, et les triangles
équilatéraux m'avaient semblé des objets faits à dessein en formes
géométriques, ainsi que je l'ai expliqué dans ma brochure sur les fouilles
1896-18971. J'avais eu la môme idée que M. Berthelot a eue après moi.
quoique ma publication soit postérieure à la sienne. J'en suis revenu
depuis. Je crois être certain que les plaques en forme de haches ne
sont que des plaques d'une cuirasse à forme d'écaillés, comme celles
que le dieu Horus porte souvent dans les bas-reliefs, si bien que
l'arme défensive dont on l'a revêtu n'aurait pas pour origine des habi-
tudes postérieures dont on aurait voulu rendre le dieu participant, mais
un fait contemporain, à savoir que le dieu aurait porté une cuirasse,
comme on l'en aurait revêtu sur les bas-relief, et comme cela cadre très
bien avec les données de certaines autres traditions qui parlent des for-
gerons de Horus. Le dieu antagoniste n'a jamais été revêtu, à ma connais-
sance, d'une semblable arme défensive. Cette cuirasse était non seule-
ment composée d'écaillés en cuivre, mais encore sans doute de petites
lamelles de menu métal percées de trous, lesquelles, grandes ou petites,
auraient servi par un moyen que j'ignore à maintenir ensemble les
écailles grâce à un système d'attache ignoré. Si quelques-unes de ces
écailles ont été retournées successivement dans une partie, comme le

1. E. Amélinean, Les nouvelles fouilles d'Ahydoa, 1897-1898, broch., p. 37-38.

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