Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LÈS NOUVELLES FOUILLES' D'A 15 Y DO S

fait existe et peut se prouver physiquement, cela provient de la difficulté
et de l'impossibilité de faire cadrer des écailles entières avec la forme
des épaules, avec le dessous des bras, la rondeur du cou, etc. : pour
faire prendre à la cuirasse ces diverses formes, il a bien fallu arrondir
les écailles ou les plier à leur destination : de là ces triangles qu'avait
observés M. Berthelot et ces divers morceaux dans lesquels j'avais
reconnu des formes géométriques. La présence d'une telle cuirasse
dans un tombeau se comprend parfaitement, ou comme œuvre votive,
ou comme pouvant servir dans la vie d'outre-tombe en l'occasion de
périls extrêmes.

Je n'ajouterai rien à l'analyse de M. Berthelot sur les aiguilles el les
ciseaux. Je me contenterai seulement de faire observer que le harpon
figuré à l'extrémité droite supérieure du numéro 6 de la planche XY11I
est encore en usage chez une peuplade du centre de l'Afrique (les Din-
kas) où M. Schweinfuhrt l'a trouvée' et que l'anse qui se trouve au
milieu de la première rangée en cette même partie de la planche nous
reporte à une époque qui n'est peut-être pas la même que celle des ob-
jets dont il vient d'être question.

XIII. OlMICTS EN TERRE ENTAILLÉE.

Ceux qui fouillèrent d'abord les pyramides de Saqqarah trouvèrent
dans la pyramide à degrés du roi Djeser de la IIIe dynastie, uneporte en-
cadréede carreaux de terreémàillée portantuneinscriptionqui donnaitla
bannière de ce roi comme on dit ordinairement, c'est-à-dire son nom de
double lequel se trouvait bien à sa place clans ce monument funéraire :
Lepsius qui trouva les carreaux à son goût les enleva de leur place et
les fit transporter au musée de Berlin où ils sont encore. Dès l'an-
née 1885, M. Stern avait révoqué en doute l'ancienneté de celte orne-
mentation2 et tout dernièrement un jeune savant allemand, avec une
fougue qui ne doute de rien et une candeur qui l'honore, a voulu établir

t. Schweinfuhrt : Arles Africanae, pl. 1 et aussi les planches qui regardent les Bongos
et les Monbouttous.

3. jteitschrift fia- Aegypiiscke Sprache and Altertuinskunde, 1885, |>. 90.
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