Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

Seite: 282
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1902bd2/0299
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
282

LES NOUVELLES FOUILLES D'ÂBYDOS

les chapitres VI et VIII de ce rapport, j'ai rencontré un non moins grand
nombre de bouchons en terre. J'ai en plus trouvé dans la première par-
tie du monument un certain nombre de bouchons en pierre dont le~ lec-
teur trouvera sept spécimens à la rangée qui occupe le milieu de la plan-
che XVII. Il me faut parler ici des uns et des autres avec quelques détails
en commençant par les derniers et en finissant par les premiers.

Les bouchons en pierre étaient, le lecteur l'observera de lui-même, de
dimensions fort diverses, mais tous avaient la même forme, quelles que
fussent les dimensions. Gomme j'en ai déjà suffisamment parlé au cours
du chapitre sixième, je n'ajouterai ici que ce qui est du ressort particu-
lier du travail. Tous ces bouchons sont taillés à l'extérieur en forme de
calottes sphériques. Sur quelques-uns, comme le numéro 8 de la
planche XVII, on aperçoit encore clairement les multiples coups de
ciseau qui l'ont taillé; sur d'autres au contraire, il n'y a pas la moindre
trace de coup de ciseau, car la surface extérieure est polie, tel le nu-
méro 10. On peut faire la même observation sur la face intérieure de
ces bouchons de pierre, par exemple sur le numéro 7 et sur le nu-
méro 11. Cette lace intérieure est remarquable par ce fait que le centre
de la calotte sphérique est occupé par un cercle d'un rayon plus ou moins
grand et ce cercle est plus ou moins épais. Quiconque examinera avec
attention les figures de ces bouchons de pierre verra que ces cercles du
milieun'ontpastouslamême épaisseur. Quelques-uns étaient d'un grand
diamètre et le vase qui servait à boucher le numéro 9 devait être un vase
de forte taille, car l'ouverture qu'il devait avoir pour recevoir le bou-
chon 9 devait être de grande dimension. Ces quelques mots suffiront.

Les bouchons en terre ne sont ni de la même matière, ni de la même
forme. Sous le rapport de la matière, ils étaient composés de terre sa-
blonneuse mélangée avec des fibres de palmier, comme les grands
cônes trouvés dans la première campagne de fouilles, ou de terre sa-
blonneuse simplement sans aucun mélange de fibres de palmier ou do
quelque autre matière analogue, ou d'argile devenue très dure. Sous le
rapport de la forme, un seul avait la forme conique qui était exclusive-
ment celle des bouchons de la première année de fouilles; un très
grand nombre avaient la forme d'un pain de terre qu'on mettait dans
loading ...