Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 2) — Paris, 1902

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 293

Les inscriptions non royales soit frustes ou complètes sont au nombre
de cinq. La première se trouve sur un fragment de vase resté en

Egypte : l'inscription contenait seulement les trois signes p que je

ne sais comment expliquer. Le second ne contient également que deux

signes sur un fragment de vase chaque jour; mais l'inscription

n'est pas complète et sans doute comportait une phrase connue et
d'époque historique. Le troisième est également fruste et comprend les
quatre signes suivants qui sont représentés à la planche XIX, numéro 2 :

i§H ^ ¥ J et l'inscription contenait sans cloute une autre ligne ver-
ticale comme la première. Il me semblerait téméraire de vouloir tirer un
sens de ces quatre signes, à moins de prendre le mot ^ J pour le
nom du lion, copte Wkjl Les deux dernières sont beaucoup plus inté-
ressantes, parce qu'elles sont complètes où à peu près. La première est
celle qui était tracée sur le vase en schiste ardoisier qui avait un double
cordon autour du cou, cordon qui était noué à un certain endroit. Les
signes qui existent actuellement ne sont pas tous connus etle lecteur les
trouvera très apparents à la planche XXII, 1. La première ligne contient
un titre qui est peut-être connu par ailleurs, car on trouve une fois un
titre approchant dans les Mastabas de Mariette ; il était dans ce que
Mariette appelait les tombeaux archaïques qn'il plaçait à une époque
indéterminée avant la IVe dynastie ; il est ainsi orthographié j] IL
I==3 ^ | '. Il suffit de comparer ce titre avec celui qui est écrit sur la

planche XXII pour voir qu'il y a tout d'abord une différence qui saute
aux yeux : le signe qui suit l'oiseau est accompagné de deux Q, qui
manquent dans l'inscription du fragment trouvé dans le tombeau qui
m'occupe. Déplus, ce signe est fait ainsi c=o, quand dans le fragment
il a une forme qui me . semble complètement différente. L'oiseau ne
ressemble pas davantage à celui qui se trouve dans l'ouvrage de Mariette ;
mais on ne peut se baser sur cette dissemblance pour rejeter l'identité

t. Mariette : Les Mastabas de l'Ancien Empire, p. 70.
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