Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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INTRODUCTION y

car je ferai tous mes efforts pour arriver à ce but. Il restera leur
affaire de donner ou de refuser leur acquiescement aux arguments que
je ferai passer sous leurs yeux; car ils resteront toujours maîtres ab-
solus de leur croyance, mais j'aurai fait ce que j'aurai cru mon devoir.

Enfin, et c'est par cette considération que je terminerai cette intro-
duction, le problème dont il sera question au cours de ces deux der-
niers volumes a été traité par tous ceux qui se sont crus appelés à le
traiter, et il me semble que j'ai quelque peu voix au chapitre. En effet,
le principal élément du problème à résoudre, c'est la situation et l'état
des tombes qui ont été fouillées. Or, quel autre que moi peut dire en
quel état se trouvait une tombe, ou quelle était sa position, si j'en
excepte les tombes que M. Pétrie a découvertes et que j'avais laissées
sans les explorer ? Si j'en excepte les tombeaux de la seconde catégorie,
seul je suis à même de répondre à ces questions importantes, car
seul j'ai vu ces tombes et les ai explorées. Tout ce que peut dire mon
successeur, se réduit à cette phrase : « Voici l'état dans lequel la Mission
Amélineau a laissé les tombes », et il lui est complètement impossible
d'établir une théorie scientifique sur une semblable base. Il ne s'en est
pas fait faute cependant; mais ses théories sont ruineuses, je le prou-
verai dans le second de ces volumes. Quant aux hypothèses, aux rap-
prochements, chacun peut en faire à son aise; mais faire des hypo-
thèses stables, des rapprochements justifiés et de bon aloi, c'est une
autre question.

Je me dois donc à moi-même et je dois à la science de faire un exposé
aussi complet et aussi précis que possible des conditions dans les-
quelles se sont opérées les trouvailles, car personne, je le répète, ne
les peut connaître que moi et cependant tous les savants ont le droit
de les connaître. Cependant en agissant ainsi je serai tout aussi mo-
deste, je crois, que celui de mes confrères qui m'a dit à moi-même :
« Je suis un des rares égyptologues qui n'ait rien publié sur la question
préhistorique (il n'a jamais publié grand'chose d'ailleurs) et cependant
je suis sans doute celui qui la possède le mieux! » Je n'en dirai pas
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