Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 3

Il restait donc à déblayer de la quatrième ou grande colline, à l'est
une très grande partie des décombres recouvrant les tombes, car la
première année on n'avait déblayé que la partie nord-est des décombres
et l'on avait seulement mis au jour quatre tombeaux; dans la partie
nord, il ne restait plus à explorer que l'angle nord-est et les deux der-
niers rangs des tombes de ce côté, c'est-à-dire le deuxième et le troi-
sième, le premier ayant été achevé; à l'ouest, la partie sud-ouest restait
tout entière, mais elle ne recouvrait pas de tombeaux, et dans le côté
nord-ouest, il n'en restait plus qu'un très petit nombre, seulement les
quatre situés le plus au sud dans la ligne des tombeaux les plus rappro-
chés de la tombe centrale; au sud tout était à faire et de même dans la
partie centrale1.

Mais ce n'était pas tout : au nord-ouest de la grande colline, j'avais
réservé la première année une assez grande dépression située en
dehors de la colline et où il me semblait qu'était un tombeau. De plus,
il y avait à l'ouest de ce tombeau, entre le second plateau où se sont
trouvées les tombes royales et particulières mises au jour et la tombe
dont il est ici question, toute une langue de terrain recouverte d'une
couche assez mince de tessons de poterie rouge.

Somme toute, dans cette colline et ses environs, en tenant compte de
l'élévation au-dessus de la montagne et de la profondeur des monu-
ments creusés dans le sol, il restait environ 60.000 mètres cubes de sable
à transporter et à explorer.

Je n'avais pas oublié que sur le premier plateau, celui qui était situé
e ntre la première et la seconde colline, le long de l'extrémité sud, il
était resté un certain nombre de tombes qui n'avaient pas été ouvertes,
et par conséquent explorées, parce qu'on n'avait absolument rien trouvé
dans les tombes voisines, mais que je me devais à moi-même de faire
ouvrir à seule fin d'avoir ma conscience scientifique en plein repos.

L/apparence de cette première partie des terrains à déblayer était

1. Il restait encore quelques tombes sur le plateau ouest qui avait été fouillé très rapi-
dement la première année et pendant que j'étais occupé à El-Amrah.
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