Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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4 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

absolument la même que celle que j'ai décrite dans mon rapport sur les
travaux de l'année 1895-18961. Sur le premier plateau, à très peu de pro-
fondeur et indiquées par un léger affaissement du col, étaient les tombes
dont je viens de parler : elles ne présentaient aucune particularité
digne d'intérêt : à peine si par endroits quelque tesson rouge tran-
chait sur la couleur uniforme du sable et des quelques briques laissées
à la surface par les spoliateurs.

De même l'apparence de la grande butte en sa partie non explorée
était absolument la même que celle dont mes lecteurs ont pu lire la
description au cours de mon premier rapport2 : le même sable, les
mêmes tessons ou les mêmes vases rouges ne pouvaient changer la
physionomie générale du lieu. Le lecteur se rappellera peut-être, ou en
se reportant à la description que j'en ai donnée il trouvera, qu'au centre
de cette colline, ou à peu près, il y avait comme une sorte de cuvette
remplie de sable à la surface duquel se trouvaient quelques fragments
de vases en pierre, notamment en schiste ardoisier3. Cette cuvette res-
tait entière à fouiller. Tout d'abord, je crus qu'elle était située immé-
diatement au dessus du grand tombeau qui devait se trouver en cet
endroit : les fouilles se chargèrent de me démontrer qu'en réalité cette
cuvette de sable était au-dessus des tombes rangées au sud du tombeau
central. Le côté sud de cette colline présentait en plus quelques en-
droits où l'on avait évidemment fait, à une certaine époque que je ne
pouvais connaître, des sondages qui n'avaient pas été poussés jusqu'à
une très grande profondeur. J'avais eu beau interroger les vieillards
du village et entre autres cet 'Abd er-Rabou qui a été mêlé aux fouilles
officielles et clandestines pendant toute sa vie, c'est-à-dire pendant près
de soixante ans, sinon plus, je n'avais pu obtenir aucun renseignement,
sinon que ces sondages avaient été autrefois, min ez-zaman, comme

t. Amélineau : Les fouilles cTAbydos, 1895-1896. Compte-rendu in extenso. Cf. les trois
premiers chapitres de la seconde partie.

2. Ibid., 2e partie, ch. i.

3. E. Amélineau : Nouvelles fouilles d'Abydos, 1895-1896, compte-rendu in extenso,
IIe partie, ch. i.
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