Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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6 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

tentatives de fouilles eurent lieu sous la direction de M. Grébaut et ce
fut le moufattisch actuel d'Abydos qui en fut chargé. Il ne trouva sur le
second plateau, faisant suite vers l'ouest à la quatrième ou grande col-
line, que des vases peu nombreux en pierre et l'on abandonna des
fouilles que l'on regardait comme tout à fait improductives1, et ce fut
la raison pour laquelle le site d'Om el-Ga'ab resta inexploré jusqu'au
moment où mon étoile me conduisit en Abydos.

Quant au tombeau que Ton rencontra au nord-ouest de cette grande
colline et qui se trouva celui d'un pharaon rangé communément dans
la IIe dynastie avec quelque peu d'arbitraire, il ne présentait qu'une
apparence ordinaire dans la vaste nécropole d'Abydos : le sable l'avait
complètement recouvert et l'on ne pouvait reconnaître son existence
qu'au tassement du sable dans l'enceinte de la tombe, et ce tassement
avait naturellement pris la forme d'une cuvette peu profonde.

Tel était l'état des lieux à fouiller restant des fouilles de l'hiver 1895-
1896. J'ai déjà dit dans le second de ces rapports comment j'avais été
conduit pendant l'hiver 1896-1897 à cantonner mes recherches dans une
grande dépression ellipsoïdale qui se trouvait au sud-ouest de la grande
colline et du plateau qui suivait. J'ai dit aussi comment j'avais fait exé-
cuter des sondages au nord, à l'ouest et au sud de cette dépression et
comment j'avais réservé le côté est à cause de légers signes dans le
sable semblant indiquer la présence de tombeaux de ce côté. Je devais
donc en l'hiver 1897-1898 faire les sondages nécessaires pour savoir
au juste ce que contenait la montagne de ce côté et je les ai faits, ainsi
que je le dirai au cours de cet ouvrage.

De même tout l'espace compris entre le second plateau, celui où se
trouvaient les tombes royales à l'ouest de la grande colline et la cin-
quième devait être sondé méthodiquement si je ne voulais m'exposer
aux reproches de ma conscience scientifique.

Ces sondages me conduisirent près d'une cinquième colline qui était
beaucoup plus haute que la quatrième, mais moins considérable ensu-

1. Nouvelles fouilles d'Abydos, ibid., p. 66.

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