Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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38 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

journal : « Peut-être finira-t-on par trouver un vase qui sera intact ou
un fragment que l'on pourra compléter. S'il en est ainsi, je suis presque
assuré que le nom de la nécropole avec celui de la divinité à laquelle
elle était consacrée s'y rencontrera, et ce sera sans doute le nom d'Osi-
ris qui y figurera comme divinité principale. » Ce nom d'Osiris s'est
trouvé sous ma plume amené par une trouvaille dont il va être ques-
tion au numéro suivant ; mais je dois dire dès à présent que la suite des
fouilles mit entre mes mains un certain nombre de vases intacts et por-
tant une inscription ou une scène gravée, que ces poteries qui seront
décrites plus loin contenaient en effet la mention d'Osiris ainsi que les
noms de certains de ses prêtres, ou des chapitres du livre des Funé-
railles se rapportant tous à Osiris et placés dans la bouche de Horus,
mais qu'aucune d'elles ne m'a livré le nom de la nécropole. Ce nom
s'est trouvé sur des fragments d'inscription hiératique;

10° Un pot en grande partie brisé lorsqu'on le trouva et qui a été
complètement cassé dans le transport des objets d'Abydos au Caire. Ce
pot contenait une dédicace tracée à la pointe par le potier qui le fit et
cette inscription fut cuite avec le vase lui-même. Dans le partage que
l'on fit des objets au Caire, partage qui aurait pu être fait d'une manière
plus intelligente, il arriva qu'on sortit des fragments inscrits de telle
sorte qu'on m'en attribua une partie, pendant que le musée gardait
l'autre partie. Les fragments de l'inscription furent ainsi divisés, sans
que je m'en aperçusse au milieu de la hâte fiévreuse qu'on apportait à ce
partage. Quand je fus rentré à Paris et que j'eus déballé mes caisses,
je trouvai une partie de l'inscription sans pouvoir retrouver l'autre,
malgré toutes les recherches que je fis. Je n'eus le mot de l'énigme qu'au
mois de mars de cette présente année 1899, lorsque je photographiai
avec M. Achille Lemoine les objets que j'avais laissés au musée de Gizeh
et que je retrouvai la partie absente de l'inscription gravée sur le vase
en question. Cette inscription est reproduite en deux parties à la planche
XLV, 4 et 5 de ce volume et le lecteur y retrouvera facilementla phrase

suivante : |JVl0,^Iâl"î IS? Î â • Le premier signe est
fruste, mais on reconnaît facilement par ce qu'il en reste que ce pre-
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