Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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42 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

stuc portant des empreintes en relief que Ton avait fait ressortir de son
côté. Sur quelques fragments détachés j'avais déjà cru distinguer cer-
tains caractères, lorsque sur l'un des grands fragments je vis clairement

enroulés dans un cartouche les signes M_j, c'est-à-dire les deux der-
niers signes, plus la moitié du second signe entrant dans le cartouche
prénom de Tout-Onekh-Amen, car le signe coupé par le milieu est bien
un scarabée. L'objet avait donc été consacré par le roi ou au nom du
roi Tout-Onekh-Amen, à la fin de la XVIIIe dynastie, et cet objet devait
être un coffret à mon sens. Je dis donc au reis des fouilles de recher-
cher les autres côtés ; mais la journée tout entière se passa et finalement
la colline tout entière fut fouillée sans qu'on retrouvât le plus petit ves-
tige des parties absentes. Cependant la journée ne devait pas se ter-
miner pour moi sans que je découvrisse un nouvel exemplaire de l'ob-
jet que je viens de décrire, dont la présence en ce lieu était éloquente
et démontrait bien que la sépulture à trouver était importante, puisque
le pharaon Tout-Onekh-Amen avait cru devoir y déposer lui-même ou
y faire déposer en son nom un objet aussi précieux ;

3° Six vases lutés encore intacts et fermés, un petit et cinq grands
dont le dernier d'une forme remarquable. Ces vases ne furent pas trou-
vés tous ensemble dans un même endroit, mais dans des endroits di-
vers et à des heures différentes dans la journée. Ils furent tous apportés
dans ma chambre encore tout à fait intacts et ce fut moi qui les ouvris.
Le bouchon qui les fermait était fait de chaux assez grossièrement ap-
pliquée sur l'orifice de chaque vase. Je commençai par ouvrir le plus
petit, ce qui me fut très facile. Ma déconvenue fut assez grande,
quoique je ne m'attendisse pas à trouver un trésor, lorsque je constatai
que le vase luté ne renfermait que des fragments de poteries cuites,
des fragments de métal et peut-être du bois. Le vase en terre avait
sans doute été cassé dans l'antiquité et on l'avait ainsi conservé. Le
vase en métal était sans doute du cuivre rouge pur. J'y rencontrai aussi
des fragments d'électrum et une feuille d'or. Le contenu de ce vase est
représenté à la planche XXVI, n°! 1-7 de ce volume. Les quatre grands
vases qui venaient ensuite avaient tous la même forme, sinon les mêmes
dimensions, et cette forme est représentée à la planche XXXIII. Tous les
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