Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 43

quatre furent assez faciles à ouvrir par suite de ce fait que l'orifice de cha-
cun de ces vases avait été bouché par une petite assiette et qu'il suffit d'en-
lever la chaux qui surmontait cette assiette, tandis qu'au contraire l'ou-
verture eût demandé un temps très long si la chaux eût pénétré dans le
col du vase. Trois d'entre ces vases étaient très lourds, parce qu'ils ne
contenaient que du sable mélangé à d'autres matières que je ne pouvais
déterminer sur les lieux et que je n'ai pu davantage déterminer par la suite
pour la bonne raison que le musée de Gizèh s'en est emparé. Dans l'un
de ces trois vases brillaient parmi le sable de petites parcelles de feuilles
d'or. Le quatrième, au contraire des trois précédents, était très léger et
contenait une pure merveille, mais en si mauvais état qu'il est presque
impossible de l'utiliser. Il renfermait un coffret de tous points sem-
blable à celui mentionné dans le numéro précédent, mais plus complet
et peut-être entier; sa présence en ce vase fait facilement comprendre
que, pour le faire entrer par l'orifice, il fallut le mettre en pièces;
aussi était-il en menus fragments, quoiqu'un certain nombre de ces
fragments tinssent encore l'un à l'autre. Il avait été offert par le même
ou au nom du même Pharaon que le précédent, car les prénom et nom
de ce roi, son portrait avec une partie de sa coiffure ressortaient encore
de l'or qui recouvrait le stuc placé sur les toiles enveloppant le bois du
coffret. Ce coffret contenait des étoffes, les plus belles et les plus fines
que j'eusse encore jamais vues. De même qu'on avait dû casser les
côtés du coffret afin de le faire entrer dans le vase en question, de
même aussi on avait dû tordre les étoffes afin de les réduire à leur
plus mince volume et de les faire pénétrer dans le vase; mais malgré
cette nécessité elles sont admirablement conservées et sont d'une mer-
veilleuse finesse. Elles n'étaient pas toutes de la même sorte et, autant
que j'ai pu en juger, il y en avait de trois espèces différentes. La trou-
vaille de ce nouveau coffret venait donc renforcer les conclusions que
j'avais tirées de la présence du premier parmi les décombres. La cin-
quième des grandes poteries ou le sixième des vases lutés enterre cuite
avait une forme particulière, elle est représentée à la planche XXXII nu-
méro 14 ; mais on ne peut voir que la forme générale du vase et nullement
l'état dans lequel il était lorsqu'il est arrivé en mes mains. C'était une
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