Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

Seite: 190
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190 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

l'oiseau en question. Ce tableau est une illustration de la légende disant
qu'Isis eut commerce avec son mari Osiris, après la mort de celui-ci.

Cette légende d'Isis n'est pas la seule qui fasse connaître l'un
des personnages : les quatre éperviers ont la leur et le person-
nage couché sur le lit a aussi la sienne. Chacun des éperviers,
aux pieds comme à la tête, a un nom inscrit dans une habitation
de double surmontée d'un épervier ; ce nom est le titre si connu
d'Horus, vengeur de son père.

Ce titre est donc répété quatre fois en caractères semblablement placés.
Il s'agit bien du fils d'Osiris, de cet Horus qui combattit le meurtrier
d'Osiris et vengea son père. La statue couchée sur le lit a aussi près
de l'épaule droite une légende inscrite dans un rectangle, mais un
simple rectangle, sans l'épervier qui surmonte ceux consacrés à Horus
et sans l'appendice qui le termine et dans lequel on s'accorde généra-
lement à voir maintenant l'entrée d'une maison, sans que le fait soit.

, c'est-à-dire : Osiris
Osiris, V Être-bon ,
dans un rectangle. La
on sent que le gra-
moi je la crois con-

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bien certain. L'inscription est la suivante
Ouonnofer ma-Kherou c'est-à-dire encore :
juste de voix. Seul le nom d'Isis n'est pas
gravure de ces signes est assez grossière :
veur n'était pas maître de son outil et pour
temporaine du monument.

Je n'en dirai pas autant de quatre autres
sur le bord du lit aux quatre côtés. Les
viens de parler étaient si peu profondes que je passai bien deux ou
trois heures, le monument découvert, sans m'apercevoir qu'elles exis-
taient à cause de la couche de sable qui, malgré un nettoyage minu-
tieux, avait recouvert les signes. Au contraire, du premier coup les
caractères des inscriptions gravées sur le pourtour du lit apparurent,
car elles étaient rehaussées de couleur blanche. A la tête on lisait :

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inscriptions tracées
inscriptions dont je

<2>-

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© ^

Aux pieds on lisait

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*> M ^ 11 f jE} • Sur le côté gau-
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