Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

Seite: 258
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1904bd3_1/0278
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
26o LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

12° Deux grands vases évasés en cuivre, en forme de tarboursh ou de
fez, sans le gland. Ils sont représentés à la pl. XLVIII numéros 4 et 9;

13° Un vase en cuivre, forme potiche, assez haut et bordé d'un rebord
en cuivre. Il est représenté à la planche XLVIII numéro 1;

14° Une aiguille en cuivre avec son chas;

15° Dix petites amphores dont deux avec leurs bouchons coniques en
terre encore adhérents ;

16° Quatre bouchons ou fragments de bouchons coniques en terre ;
17° Un fragment de vase en marbre blanc veiné de bleu;
18° Un fragment de vase en porphyre;
19° Divers fragments de vases en onyx;

20° Six vases grossiers cylindriques, semblables aux vases que j'ai
qualifiés de grossiers trouvés dans le tombeau de Set et de Horus. Ils
sont représentés à la planche XLIX numéros 5-9;

21° Des perles plates en terre émaillée.

Gomment se fait-il maintenant que cette chambre ait eu ainsi son
mobilier conservé en partie? On ne peut un seul instant songer que
cette chambre ait été oubliée par les spoliateurs, car s'il en eut été
ainsi je n'aurais pas trouvé de fragments, j'aurais au contraire trouvé
tous les objets intacts, et notamment les petites jarres encore coiffées
de leurs grands bouchons. 11 n'en était rien. Et cependant le sol était
couvert d'objets intacts. Il faut croire que les spoliateurs ont été trou-
blés dans leur œuvre soit par l'arrivée de la nuit, soit par la pluie sou-
daine, soit par une fausse alerte, qu'ils avaient assez avancé leur ou-
vrage pour que le lendemain, ou à la reprise du travail, ils aient pu
laisser cette chambre sans y toucher et y déverser leurs couffes pleines
de sable. Mes ouvriers crurent y rencontrer des couches de sable
vierge, comme ils disaient, c'est-à-dire d'un sable très dur, très consis-
tant et n'ayant aucun mélange d'objets hétérogènes. Mais, dans d'autres
chambres aussi, et notamment dans la chambre /, ils crurent recon-
naître les mêmes couches et ils concevaient des espérances si élevées
qu'il eût été presque impossible de les réaliser, et en définitive il n'y
avait rien.
loading ...