Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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300 LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

La belle table d'offrandes incomplète qui est à la même planche XXX,
numéro 16 appartient aussi à une époque à laquelle l'art était magnifi-
quement habile. Elle était en calcaire, peinte en jaune, très finement
sculptée, et derrière le défunt dont le nom a disparu, entre lui et la
table d'offrandes chargée de mets, il y avait trois lignes verticales d'hié-
roglyphes contenantles noms des parents du donateur; d'abord quelqu'un
dans le nom duquel entre celui d'Isis, fils d'un prophète d'Amon-Rà, roi
des dieux; puis un personnage qui était comte nomarque et se nommait
Mesmin. La mère s'appelait la Syrienne Takhart et était une maîtresse

de maison de bonne famille ^ j§ P ^ . J'avais trouvé une table iden-
tique la première année au nom des mêmes personnages1.

Les quatre fragments de terre émaillée de diverses couleurs, faisant
partie d'un objet taillé en forme de fleur de lotus, contenaient une ins-
cription à l'encre noire courant tout le tour de l'objet ; on y lit les titres

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de I I <==. , de \ \ ,<a-=w , etc. La facture de cet objet seule suffit pour

indiquer une époque de bel art, et évidemment postérieure à F An-
cien Empire et même au Moyen Empire.Il est représenté planche XXXI,
numéros 10, 11, 12 et 13.

Je dois mentionner ici les deux objets très riches dont le premier fut
découvert à même dans le sable et dont le second fut trouvé dans l'un
des vases scellés dont j'ai parlé plus haut. C'étaient deux coffrets en
bois, recouverts d'or, brisés pour pouvoir être placés dans un vase avec
des bandelettes. Le premier vase avait été cassé et son contenu ré-
pandu dans le sable, où j'ai trouvé des fragments de feuilles d'or avec
le nom du donateur qui était le même que pour le second coffret. Ce
second coffret était moins fragmentaire que le premier, mais il est facile
de comprendre que, pour le faire entrer dans un vase d'embouchure
assez étroite, il aitfallu le mettre en piètre état. Malgré tout, certaines
pièces se tenaient encore, on y pouvait voir un Pharaon en grand cos-
tume, avec les cartouches qui donnaient son nom ; c'était Tout-
ônekh-Amen, l'un des successeurs d'Aménophis IV :

1. E. Amélineau : Les nouvelles fouilles d'Abydos, I (1895-1896), p. 159.
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