Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 307

vases de mômes types, ne différant guère que par leurs dimensions
plus ou moins grandes.

Pendant la campagne 1897-1898 qui vit le presque achèvement du
déblaiement de la grande colline', il en a été tout autrement. J'ai ren-
contré à la vérité, en nombre plus prodigieux encore, les vases apparte-
nant aux types rencontrés la première année, mais j'ai trouvé des types
complètements différents. J'ai trouvé aussi des vases d'une tout autre
époque dont la facture, la terre et la forme montraient péremptoirement
qu'il fallait les attribuer à une époque ayant précédé la plus ancienne de
celles à qui l'on pouvait attribuer les vases de la première année trouvés
dans la partie supérieure des décombres. D'un autre côté, j'ai rencontré
dans le tombeau central de grandes jarres absolument semblables à
celles que j'avais trouvées dans la première campagne, mais ne portant
pas de signes d'inscription, ni si bien faites ou si bien cuites, et dans la
tombe de Perabsen j'ai été mis en présence de jarres, mais beaucoup
plus petites et je n'ai plus rencontré le type si connu des grandes et
incommodes jarres des tombeaux d'Osiris, de Set et de Horus, et des
autres rois de la première année, comme si l'emploi de ces énormes
vases qu'un homme devait avoir de la peine à porter avait disparu. Il ne
me semble pas utile de revenir dans ce troisième volume sur une
question qui me semble déjà aussi épuisée qu'elle peut l'être actuelle-
ment : je dois cependant répéter ici que les vases de ce type trouvés
dans la grande tombe centrale, comme ceux trouvés l'année précédente
dans le tombeau de Set et de Horus, avaient subi une cuisson moins

1. Je dis presque achèvement, parce qu'il y avait encore une dizaine de mètres en lon-
gueur et le double en largeur environ qui ont été laissés au sud de la grande butte. Ce
sable pouvait recouvrir des tombes royales, ou même une seule, comme au côté nord
il y avait la tombe de Perabsen. A l'heure où j'écris (29 novembre 1902) j'ignore s'il y
avait une ou plusieurs tombes sous cet endroit et si M. Pétrie en a trouvé. Si j'ai laissé
ces quelques mètres sans les interroger, c'est que j'estimais avoir assez trouvé cette
année-là. L'année suivante, j'ai été occupé ailleurs. La quatrième année de mon contrat,
je croyais pouvoir revenir au premier théâtre de mes succès, mais on avait eu soin de
me l'enlever sans m'avertir, en cachette, comme si l'on eût eu la conscience d'avoir com-
mis une mauvaise action. On l'a certes commise, et les circonstances se sont mises contre
moi; mais l'auteur responsable de cette vilenie n'a pas joui longtemps du succès de ses
tristes menées.
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