Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 3,1) — Paris, 1904

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LES NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 309

nombreux spécimens de ce genre de vases ont encore été trouvés pen-
dant la troisième campagne et je n'ai reproduit que celui de la
planche XXXII n° 1. Je dois faire observer à ce sujet que le cruchon
reproduit dans cette planche a été réellement fait au tour, puisqu'on
voit encore, même sur la reproduction, les cercles étagés les uns au
dessus des autres que le travail au tour avait faits. Je ne saurais assigner
une date fixe à ces vases, mais évidemment ils ne sont pas aussi anciens
que les précédents et l'on ne peut guère les placer avant le Nouvel
Empire.

Les trois grands vases qui sont représentés aux numéros 1 et 10 de la
planche XXXIII et au numéro 19 de la planche XXXIV, appartiennent
au même type avec quelques légères différences. Le numéro 19 de la
planche XXXIV est le plus petit des trois : selon la mode égyptienne,
il n'a pas d'assiette proprement dite et il doit être mis dans le sable pour
pouvoir se tenir debout. La panse s'attache au col par une sorte d'em-
piècement qui en rompt la ligne. Le col est large et couronné par un
rebord qui a encore une largeur assez grande, eu égard au volume du
vase. Ce vase était destiné à recevoir des offrandes non liquides : dans
ceux qui sont du même type, on avait enfermé des offrandes que l'on
avait dû mettre en pièces, quand ce n'étaient pas des cendres qui y
avaient été introduites, parmi lesquelles se rencontraient des offrandes
en métal ou en bois sculpté, ou encore que ces cendres ne provenaient
pas de la combustion d'objets en bois introduits d'abord dans le vase
avant d'être brûlés ou avant qu'on ne lutât le vase. Une variété du même
type nous est offerte par le vase numéro 9 de la planche XXXII. La
panse s'attache directement au col et descend verslefond en s'infléchis-
sant par une courbe qui ne manque pas de grâce. Le col est haut et
porte en son milieu une cordelette semblable à celle que l'on voit figu-r
rer sur quelques grandes jarres en terre ou sur les vases cylindriques
en onyx que j'ai trouvés dans le tombeau de Set et de Horus ou que
j'examinerai dans la suite de ce compte-rendu. 11 est couronné d'un
large rebord qui retombe sur le col. Le vase en terre numéro 10 est le
spécimen le plus haut des vases de ce type. La panse s'élève presque
perpendiculairement du pied jusqu'au col, ce qui lui donne un aspect

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